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The Complete Studio Recordings

 

 

Du premier récital de Maria Callas en 1949 à Turin, où elle grava trois airs pour la firme Fonit-Cetra sous forme de 78 tours ("Liebestod" de Tristan und Isolde ainsi que des extraits de Norma et I Puritani) à son contrat avec EMI en 1952 et jusqu'à ses toutes dernières séances d'enregistrement en 1969 (Airs de Verdi III et EMI Rarities), cette intégrale des enregistrements en studio accompagne la cantatrice dans son évolution et son intense activité discographique. Si elle réduisit ses apparitions scéniques et ses enregistrements dès 1959 lors des années de bonheur avec Aristote Onassis, la Callas ne négligea jamais son art, toujours intense et extrêmement consciencieuse, d'une lucidité sans concession sur ses possibilités vocales.

 

 

 

Tony Locantro, rédacteur de la notice qui introduit ces soixante-dix cds, rappelle les propos prudents de Maria Callas quant aux procédés d'enregistrement : "Le micro magnifie tous les détails d'une interprétation, toutes les exagérations. Sur scène, on peut se lancer à corps perdu dans une très grande phrase, largement déployée. Devant un micro, il faut baisser d'un ton." On y retrouve la méticulosité et le sens du détail le plus infime qui viennent nourrir l'infini travail d'interprète de la Callas. Ses personnages, et l'on citera surtout Norma, qu'elle joua inlassablement, évoluèrent avec elle, au fil de sa compréhension du rôle et des vibrations de sa voix. L'intelligence et l'honnêteté priment dans le travail de la comédienne, comme l'assiduité technique et le perfectionnisme magnifient son art vocal.

 

 

L'artiste est totale, son art complet. Derrière chacun de ses rôles, elle s'investit toute entière. Une interview reprise dans le dvd Eternelle Maria Callas nous révèle pourquoi elle refusa de chanter Carmen sur scène. Le personnage, selon elle, se comportait davantage comme un homme : prédatrice, elle devait guetter sa victime, immobile... Ce qui serait difficilement jouable dans une mise en scène d'opéra et plus adaptable aux gros plans du cinéma. Maria Callas pensait le moindre gestes de ses héroïnes, leur moindre inflexion de voix. Dans La Traviata, elle n'hésita pas à paraître fatiguée, sans faiblir musicalement, quitte à surprendre les critiques en modifiant légèrement son timbre...

 

 

Le 70ème cd contient des livrets électroniques ainsi que des photos de scène au format pdf. Une belle invitation à compléter notre découverte.

 

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