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Laurent Korcia Le goût de la liberté
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On n'étiquettera pas facilement ce jeune violoniste qui, quand il le désire, peut s'affranchir élégamment des codes du violon classique, tout en les maîtrisant parfaitement. Il suit ses inclinations sans perdre cette qualité qu'il place, pour un musicien, au-dessus de toutes : l'écoute de soi comme des autres. Passionné, brûlant même dans ses interprétations, il aime le concret, le réalisme enthousiaste, la lucidité amoureuse qui lui permettent de s'impliquer à son rythme et avec rigueur dans chacun de ses choix artistiques.
Laurent Korcia, votre disque Danses (Naïve) semble refléter un violon sans frontières, bien que vous soyez un musicien classique...
Je suis un violoniste classique, oui, mais je suis surtout violoniste ! Si j'ai choisi le violon, c'est que j'aime cet instrument. Il peut être, entre tous, confronté à toute sorte de musiques, populaires et folkloriques, qu'il s'agisse de l'Irlande, de l'Europe centrale... De nombreux compositeurs, dont Brahms et Bartok, s'en sont d'ailleurs inspiré. C'est inhérent au violon d'être au cœur d'un album où différents styles de musique cohabitent. Le son de Stéphane Grappelli me touche particulièrement : en plus de la musique, on y ressent un rapport très instinctif ; Grappelli est pour moi un des plus grands violonistes du XXe siècle, comme Menuhin, Heifetz ou Grumiaux... On les reconnaît tout de suite. Le violon est un instrument sans frontière.
Quelle est votre conception de l'univers classique ?
Bien évidemment, je n'avais pas pour idée de montrer que le violon se retrouvait partout, en toute musique ! Il se fait que les pièces de Danses me plaisent. C'est d'abord une rencontre avec des musiciens. Je joue avec Jean-Efflam Bavouzet depuis des années. On a enregistré une sonate de Bartok ensemble. Michel Portal, que j'aime infiniment, est un des plus grands musiciens vivant aujourd'hui. Il est éclectique et talentueux. Ce disque reflète mes goûts. Avec Michel Portal, on ne va pas faire un arrangement de la sonate Le Printemps de Beethoven, bien évidemment ! Donc on fait une valse musette qu'il a composée, et du Chico Buarque. Mais on aurait pu faire du Piazzolla ou autre chose...
Vous êtes très rassembleur, jusqu'à inclure Julie Depardieu dans un air du vieux répertoire de la chanson française.
C'est vraiment un clin d'oeil. Ce qui m'a amusé, c'est le refrain : "On n'y joue pas du violon, tout comme dans les salons, mais de l'accordéon. C'est plus chouette." Ce qui tend à ranger le violon dans une musique poussiéreuse... Ca m'amusait de clore un album de pur violon de cette façon. Et j'aime beaucoup le répertoire français de cette époque : Mistinguett, Arletty, Jean Gabin... Et Julie a cet esprit parisien gouailleur qui allait bien. En plus, La Villette est devenu le temple de la musique classique, alors que c'était le Paris populaire tel que le décrit cette chanson. Tout ça réuni, et le fait qu'on se moque du violon, je trouvais ça drôle !
Si je comprends bien, vous ne faites que ça, vous amuser ?
Je pense que c'est important de se faire plaisir. Même s'il faut manier la notion de "plaisir" avec des pincettes. Il ne s'agit pas d'être narcissique ou complaisant. J'aime aussi l'idée de ne pas aller où les gens vous attendent, sans que ce soit là une volonté systématique. En fait, ne pas avoir peur de ce qui n'est pas correct, ça me plaît. Sans avoir l'intention de choquer. Même dans l'interprétation des œuvres, ne pas être bloqué en se disant : " Il faut jouer cette musique de telle manière parce que c'est comme ça." Je ne veux pas avoir de dogme. Je crois qu'il faut avoir une grande liberté, une grande souplesse et une grande écoute de soi et des autres, mais qu'on peut s'autoriser beaucoup de choses. Après, c'est une affaire de goût.
Quelle est votre définition de l'artiste, dans cette optique ?
L'écoute, peut-être... Un artiste, c'est quelqu'un qui est à l'écoute... des autres et de lui-même...
Dans votre parcours biographique, 2002 représente les Victoires de la Musique. Ont-elles eu une portée spécifique ?
Non. Pas pour moi. Mais je pense que tous les musiciens qui font des disques et des concerts sont d'emblée susceptibles de recevoir cette distinction. Il ne faut pas postuler. C'est donc arrivé comme ça... Ce n'est pas comme pour entrer à l'Académie française : il ne faut pas aller voir tous les membres, boire le thé avec eux en défendant sa cause !
Vos débuts ont été guidés par Pierre Barbizet. Que lui devez-vous ?
C'est un musicien qui m'a attiré déjà quand j'étais très jeune. Et à mon âge, je me dis encore que c'est à sa façon qu'il faut faire de la musique. Il était extrêmement généreux, très libre et cultivé. Quand j'avais 13-14 ans, il me prenait dans ses concerts. Je jouais vingt minutes en début de deuxième partie, avec lui, ou tout seul. Ca me semblait naturel mais avec le recul, je trouve cela extrêmement généreux et... assez rare. C'était spontané et sincère. A 14-15 ans, j'allais à Marseille lui jouer des sonates de Franck ou de Beethoven ; il était très ouvert et chaleureux.
Comment êtes-vous arrivé au violon ?
Par hasard. Je voulais jouer de la guitare. Mon rêve, c'était de devenir hippie ! Ca me faisait rêver (vraiment, c'est bizarre, non ?), les gars avec des guitares dans le dos, dans les gares... Dans ma petite tête d'enfant de sept ans, je trouvais ça cool ! On m'avait donc acheté une guitare. En France, on doit faire une année de solfège. A la fin de celle-ci, le directeur du conservatoire a dit à ma mère : "Il a de très bonnes notes en solfège, une très bonne oreille. Il ne faut pas qu'il joue de la guitare !" Comme s'il fallait être nul en solfège pour ça ! "Il devrait jouer du violon." Et moi, hyper docile et passif, je n'ai opposé aucune résistance. Je n'avais pas tant de caractère que ça. Il se trouve que j'ai rencontré un premier professeur absolument génial. Ensuite, quand je suis entré au Conservatoire de Paris, à 12 ans et demi, j'en ai rencontré une autre, extraordinaire. J'ai eu la chance d'avoir deux très bons professeurs. Le premier, c'était Charles Jarnot, un violoniste amateur qui était devenu ostréiculteur à Royan ; il avait repris l'entreprise familiale pendant la guerre jusqu'aux années 70 et il était venu passer sa retraite en Provence où j'habitais. A l'époque, il n'y avait pas les 35 heures ou les retraites à 52 ans... Il avait donc proposé ses services comme professeur de violon puisqu'il n'y en avait pas, dans ma petite ville. Il était extrêmement passionné. Je passais trois après-midi par semaine chez lui. Il m'a fait écouter toute la musique, de Glenn Gould à Maria Callas en passant par Schwarzkopf, Furtwangler... et surtout tous les violonistes. Il avait une passion pour Menuhin et Arthur Grumiaux. Mon premier disque, c'était les sonates de Mozart par Arthur Grumiaux et Clara Haskill. Et Kreissler, Jacques Thibaud... Ca m'a fasciné tout de suite. Et ceux que j'aime aujourd'hui sont les mêmes, cette lignée un peu franco-belge. J'ai une passion pour Ysaÿe, Kreissler, Thibaud, Menuhin, Grumiaux...
Vous avez des contacts avec vos "concurrents" ?
Je pense qu'il n'y pas d'objectivité dans la musique. J'aime ressentir la vision d'un interprète, savoir que c'est Untel qui joue. Il n'y a bien évidemment pas de neutralité, ce qui rejoint l'idée de ce qui est "correct" et de ce qu'on peut se permettre... Il y a des violonistes d'aujourd'hui que j'adore : Franck Peter Zimmermann, Thomas Zehetmair. Je vais les écouter tout le temps. J'aime beaucoup Arabella Steinbacher...
Et votre second professeur ?
C'était Michèle Auclair, au Conservatoire de Paris. Une femme formidable.
Vous avez été le premier prix aux Concours Paganini, Jacques Thibaud et Francescatti. Or, vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes dans les éliminatoires du CMIREB... Quelle utilité accordez-vous à un concours ?
Les pauvres ! Je lisais ce matin au petit-déjeuner le compte-rendu des épreuves dans La Libre Belgique, et je me disais : "J'ai beaucoup de compassion pour eux ! Je suis avec eux, je les soutiens." C'est très dur de venir vingt minutes sur scène, d'être jugé et de le savoir. Le problème des musiciens, c'est d'être très tôt comparé aux autres, de passer des concours, des examens... Entre nous, même, on se compare... Je crois que ça peut tuer le désir, la spontanéité, parce que c'est très difficile. Bien sûr, c'est bien que ça existe, parce que ça révèle des talents, mais je pense qu'il y a des gens qui ne sont pas du tout faits pour ça, qui ont échoué dans des concours et qui sont de grands artistes. L'inverse est vrai aussi.
Qu'est-ce qui vous a attiré, vous ?
Moi ? Absolument rien ! Je les ai faits parce que j'étais obligé, à 19-20 ans, et à 23 ans pour le dernier, je crois. Après, basta ! Quand j'étais au Conservatoire de Paris, après le premier prix, ce qu'on appelle un troisième cycle, on est tenu chaque année de passer un concours international. C'est le contrat, dans la charte ! Je n'ai jamais eu une âme de winner. J'avais très peu confiance en moi... J'étais même très looser... J'y allais en étant sûr que tous étaient meilleurs que moi, dans les salles de chauffe. Non, c'est un souvenir de cauchemar.
Votre implication dans le répertoire contemporain est importante : vous avez créé la Sonate pour violon seul de Henze ; vous avez participé au disque de Fazil Say. Quelle est votre ambition en ce domaine ?
J'ai fait également il y a un an un concerto de Nicolas Bacri... Je suis attiré par la rencontre avec une œuvre ou un compositeur, et le désir d'un compositeur de me voir jouer une œuvre. Je ne prends pas ça comme une mission. En revanche, je suis toujours prêt à jouer des musiques qui m'intéressent, qui me plaisent et qui, je pense, apportent quelque chose au répertoire. La sonate de Fazil Say, c'était amusant : ça s'est fait très vite. Le concerto de Nicolas avait été écrit pour alto, mais l'enregistrement était une création.
Avez-vous un credo musical ?
Non... Qu'est-ce que ça pourrait être ?
Véhiculer un message... Une conception de la musique...
La musique de toute manière véhicule sans moi des émotions indispensables à l'humanité. On n'a jamais fait le tour des symphonies de Beethoven...
La musique, pourquoi, pour vous ?
Elle serait remplacée par quoi, si elle n'existait pas ? Dans le livret du disque Danses, il y a une très belle phrase de Proust à propos de la musique et de la "communication des âmes". C'est très beau.
Avez-vous un rêve musical ?
Je n'ai pas de rêve. Je trouve qu'avec les rêves (on va les laisser aux jeunes filles ! Rire)... on a beaucoup de chances d'être déçu ou frustré. Je ne rêve pas, et ce n'est pas une volonté. Je ne vois pas ce qui pourrait me faire rêver... Je serais certainement très heureux que certaines choses m'arrivent mais... "il vaut mieux ne pas rêver de ce que l'on n'a pas", comme on dit. C'est virtuel. Je ne me projette pas dans une image qui me fait rêver.
Est-ce que la composition vous intéresse ?
Vous me parlez juste à un moment où une amie réalisatrice me demande de m'occuper de la musique de son film... J'ai fait de l'anti-vente en lui rétorquant que je n'étais pas du tout compositeur. Bon, et puis... ça m'intéresse ! Mais c'est une musique de film... Je ne prétends pas aller montrer mes compositions à Pierre Boulez ! C'est entre le tango et Europe centrale, une musique que je joue et compose.
Et l'enseignement ?
Moi, ça m'intéresse d'écouter des gens, de pouvoir les aider. Je pense avoir un diagnostic assez juste, et voir assez vite comment aider les autres. Ce n'est pas prétentieux, mais je trouve ça intéressant. Maintenant... je n'ai pas le temps ; je ne suis pas professeur dans une institution. Je donne des cours de temps en temps dans des académies d'été.
Y a-t-il des expériences que vous avez vécues et que vous ne souhaiteriez pas voir vivre par de jeunes musiciens ?
Je pense que chacun a un parcours et une disposition à vivre des choses. On le sait bien : l'expérience des uns n'aide pas le devenir des autres, malheureusement. Sinon, on serait en constant progrès dans l'humanité depuis des siècles ! La seule chose que je déconseillerais, c'est de faire les choses pour de mauvaises raisons. Enfin, c'est plutôt un regret qu'un conseil... Il y a pas mal de soucis extérieurs à la musique... Les gens veulent aller très vite, être connus sans se remplir, sans avoir suffisamment acquis de densité. C'est vrai que dans une époque où tout est si rapide, moi, j'ai envie de leur dire de prendre leur temps. Maintenant, chacun fait comme il peut. Je n'ai absolument aucune leçon à donner, parce que je ne pense pas être un exemple.
Quelle est votre relation à votre instrument, un Stradivarius ?
C'est vrai que c'est un mythe ! C'est comme d'avoir un Da Vinci dans son salon ! Je pense souvent au gars qui a volé ce tableau : "Impressions soleil levant". Il paraît que c'était un Japonais qui le mettait dans son salon ou son bureau. C'était une drôle d'histoire... A jouer tous les jours mon violon, je ne me dis pas à chaque fois : Oh, c'est un Stradivarius !" En même temps, j'ai des préoccupations très basiques avec lui. Un violoniste, il est toute la journée avec des compositeurs. Enfin, ils jouent leur musique dans un quotidien de travail continu qui n'est pas forcément extatique ou émerveillé en permanence. J'aimerais bien mais, sans être blasé (sinon, j'arrêterais), on est un peu comme le magicien qui travaille pour faire ses tours. Je suis donc mal placé pour parler de ce rapport un peu magique à l'instrument. Mais c'est vrai qu'il y a un rapport au son évident, et à son expression. Ce Stradivarius permet une grande amplitude de couleurs et de timbres différents.
Vous arrive-t-il d'être déçu de votre violon ?
Ah, je suis déçu par moi plus que par mon violon ! Quand ça ne va pas avec notre violon, c'est qu'on a un problème physique ou mental. Le violon devient un prolongement de notre être, de notre état psychique...
Votre prochain disque pour Naïve sera consacré à des pages concertantes, comme le Bartok n°2 et le Prokofiev n°1. Pourquoi ces choix ? On aurait pu vous imaginer avec Sibelius et Tchaïkovski...
Ah oui, c'est un peu la douche écossaise ! Ca a été un gros succès en France, c'est vrai mais... on fait les choses aussi pour soi. Et le Bartok est magnifique ! Je suis amoureux de Bartok !
On pourrait attendre votre parcours Bach, Beethoven, Mozart... Or vous ne les abordez pas au disque...
Je crois qu'un interprète, même s'il doit faire l'effort d'aller dans tous les répertoires et d'essayer de les comprendre, ne peut pas tout jouer. Moi, mon inclination, c'est les années 1850-1950. Surtout la première moitié du XXe siècle. Beethoven, je dois jouer son concerto pour la première fois bientôt. Il y a aussi la Sonate à Kreutzer que j'aime beaucoup, mais par exemple, les concertos de Mozart, depuis Arthur Grumiaux, je ne vois pas... C'est ça le problème : dans le répertoire, certains ont été si extraordinaires qu'on se dit "A quoi bon ?" Alors que je sais que dans Bartok, même s'il y a eu Menuhin, Perlman, des gens extraordinaires, je ferai quelque chose de différent... et j'ose imaginer que ça sera intéressant. Pas dans Mozart. Ma référence, c'est toujours "le Roi Arthur"... Alors, je ne sens pas une nécessité de refaire Mozart. Les Sonates et Partitas de Bach, c'est pareil : par Milstein, par Menuhin... En plus, j'en ai écouté récemment une version de Hopkinson Smith au luth (voir notre rubrique Nouveautés), qui est peut-être celle que je préfère. Je ne suis pas sûr que le son du violon dans ces suites ait encore du mystère. Je me déçois en disant ça, mais on joue ces œuvres depuis nos 12 ans dans les conservatoires. Il n'y a pas une année où on ne doive pas jouer un Mozart et un Bach. Et pour moi, c'est trop lié à ça. J'aimerais être comme un disque dur : on me vide et je les redécouvre ! Pour moi, c'est une resucée à chaque fois. Je les ai trop pratiquées, trop jouées, trop entendues, ânonnées, massacrées... Du coup, je n'arrive plus à être émerveillé. Alors que j'ai un grand souvenir d'Arthur Grumiaux dans les concertos de Mozart... même si je le mets rarement sur ma platine. C'est pareil pour la Sonate de César Franck.
(Propos recueillis par Noël Godts et retranscrits par Isabelle Françaix en mai 2005)
Petit trajet biographique :
Né à Paris en 1964, il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1977, où il étudie avec Michèle Auclair et Geneviève Joy-Dutilleux. En 1981, il remporte les premier prix de violon et de musique de chambre et poursuit ses études au Royal College of Music de Londres avec Felix Andrievsky. Il remporte successivement les premiers prix des concours Nicolo Paganini, Marguerite Long, Fondation de France, Zino Francescatti et se distingue aux auditions du Young Concert Artists de Londres. Il a reçu en 1998 le prix Georges Enesco de la Sacem, et a été élu " Soliste instrumental de l'année " aux Victoires de la Musique 2002. Il vient d'être nommé Chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon.
Il se produit régulièrement dans toutes les salles de concerts d'Europe et dans de nombreux festivals (Radio France-Montpellier, les Arcs, Hongkong, Perth, Wellington…) et joue en soliste avec l'orchestre de Paris, l'orchestre national de France, l'orchestre philharmonique de Radio France, l'orchestre national de Lyon, de Bordeaux Aquitaine, de Lille, d'Ile-de-France, l'orchestre du Capitole de Toulouse, avec l'orchestre national de Russie, le Royal Philharmonic Orchestra, le WDR de Köln, le Bournemouth Symphony Orchestra, l'orchestre de la Suisse Romande, l'English Chamber Orchestra, l'orchestre royal de Copenhague, sous la direction, notamment, de Semyon Bychkov, Jean-Claude Casadesus, Stéphane Denève, Charles Dutoit, Jean-Jacques Kantorow, Emmanuel Krivine, Jacques Mercier, John Nelson, Marcello Panni, Michel Plasson, Yutaka Sado, Michael Schoenwandt, Tugan Sokhiev, Heinz Wallberg, Walter Weller … En musique de chambre, il joue régulièrement avec Jean-Efflam Bavouzet, Jean-Marc Luisada, Alain Planès, Marie-Josèphe Jude et Xu Zhong.
Laurent Korcia a donné en création mondiale la sonate pour violon seul de Hans Werner Henze et le concerto pour violon d'Edith Canat de Chizy et a collaboré au spectacle Achterland, créé par la chorégraphe Anne-Teresa de Keersmaeker sur les sonates d'Eugène Ysaÿe, au cours d'une grande tournée mondiale. Il a enregistré la musique du film "Le Journal d'Anne Frank" et a été invité à jouer dans le cadre de l'America's Cup en Nouvelle Zélande. Il a également participé au film de Bruno Monsaingeon " l'Art du violon " aux côtés de Itzhak Perlman, Ivry Gitlis, Ida Haendel et Hilary Hahn.
Ses enregistrements des Six sonates d'Eugène Ysaÿe chez Lyrinx et du Poème d'Ernest Chausson chez Naxos ont été unanimement salués par la critique, ainsi que son disque d'œuvres de Bartók avec Jean-Efflam Bavouzet. En 1998, il signe un contrat d'exclusivité avec RCA/BMG, chez qui est sorti en 2000 " Tzigane, Le violon d'Europe centrale " avec le pianiste Georges Pludermacher, également récompensé, ainsi que " Nos souvenirs ", consacré à des œuvres de Fauré, Ysaÿe, Chausson, Chaminade, Frank et Debussy, avec le pianiste Jean-Marc Luisada.
Après avoir enregistré pour RCA/BMG, Laurent Korcia enregistre maintenant pour le label NAÏVE qui a sorti son premier disque " Danses " en fin 2004. Laurent Korcia a reçu le prix Georges Enesco de la SACEM et le Grand Prix de l'Académie du disque Charles Cros.
Laurent Korcia joue le violon Stradivarius de 1719, Zahn, prêt du le groupe LVMH.
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