Magdalena Kožená

La passion tranquille

 

 

La fièvre et la fougue qui embrasent le tout dernier enregistrement de Magdalena Kožená chez Archiv ne préparent pas à la rencontre de cette femme si calme et équilibrée, lucide et franche sur sa carrière. Cependant, l'on devine dans ces propos une indépendance farouche et une imagination riche et fervente où elle puise l'énergie de ses rôles. Une rencontre passionnante, d'une force saine et dynamisante. Elle était en concert avec Andrea Maron et l'Orchestra Barocca di Venezia au PBA de Bruxelles le 10 novembre 2007.

 

Magdalena Kožená, vous sortez votre nouvel album d'airs de Haendel. Vous avez une grande histoire avec lui ?

Oui ! J'ai beaucoup travaillé avec Marc Minkowski qui est un "gourou" dans le domaine de Haendel ! Au début de ma carrière, je n'ai fait pratiquement que de la musique baroque ; ensuite, comme je n'aimais pas porter cette unique étiquette, j'ai voulu faire autre chose. Mais j'y reviens aujourd'hui avec grand plaisir, parce que c'est un peu ma maison.

Comment avez-vous sélectionné les grands airs dramatiques de Haendel que vous interprétez sur cet album ?

C'était très difficile : je pourrais faire quatre cds avec les airs de Haendel que j'adore ! Finalement, j'ai choisi des airs assez dramatiques. Je ne l'ai pas fait exprès ; c'est peut-être mon tempérament qui m'y a portée, car j'aime le drame chez Haendel, quand les sentiments très théâtraux sont investis. Certaines femmes de ses opéras sont folles, et quelque chose d'extraordinaire peut sortir de leur chant. La ligne vocale est assez simple mais le drame qui l'habite est fantastique.

 

Est-ce que ce sont des airs que vous chantez régulièrement ou y avez-vous cherché une ligne de conduite ?

Je chante souvent par exemple les airs d'Ariodante, mais il y en a d'autres que j'ai chantés pour la première fois. Je peux les interpréter au disque mais je ne pourrais pas en tenir le rôle entier sur scène. Comme Alcina, qui est un rôle de soprano, ou Orlando qui est en revanche un peu trop grave pour moi. Mais j'aime bien pour un album choisir des couleurs différentes ; il faut varier les plaisirs et tromper l'attente.

Comment définiriez-vous votre couleur vocale ?

C'est très difficile de la décrire moi-même... Je n'aime pas trop la catégorisation des voix. A l'époque, d'ailleurs, elle n'existait pas comme ça... C'est la musique romantique qui l'a inventée : on a eu des catégories strictes qu'il fallait bien sûr suivre. Mais dans la musique baroque, l'orchestration n'étant jamais aussi lourde, on peut se permettre d'aller dans les lieux qui ne sont pas tout à fait ceux de la voix requise au départ. Je crois qu'une mezzo-soprano chante presque la même chose qu'une soprano mais va moins souvent dans les aigus. Donc il faut savoir exécuter les mêmes notes, même sur une moins longue durée. C'est plutôt une question de tempérament : peut-on incarner un personnage ? Il n'est pas seulement question de la couleur de la voix mais de la personnalité. C'est beaucoup plus compliqué que d'affirmer : "Toi, tu es mezzo, tu dois chanter ça, ça et ça."

Comment s'est passée votre collaboration avec Andrea Marcon sur cet album ?

C'était positivement très surprenant. Nous ne nous étions rencontrés qu'une fois au clavecin. Nous n'avons fait qu'une répétition avec l'orchestre et nous avons enregistré sans nous voir avant. C'était un peu effrayant : on ne savait pas ce qui allait se passer. Et c'était génial ! Dès le départ, on s'est très bien compris et les musiciens comprenaient la langue du texte, ce qui n'est pas toujours le cas. Ils savent en général de quoi il s'agit, mais ici ils pouvaient suivre chaque mot et sa couleur. On s'est amusé : c'était bien plus qu'un travail !

En combien de temps l'avez-vous enregistré ?

En quatre après-midi d'une heure et demie. Mais tout le monde était très bien préparé.

Quel type de personnage vous intéresse et vous pousse à apprendre un rôle chez Haendel ?

J'aimerais incarner des personnalités très différentes. Il s'agit toujours de sentiments assez basiques : l'amour, la haine, etc. Évidemment, c'est plaisant d'explorer des personnages déchirés ! Et surtout, on peut sortir de nous-mêmes, de nos propres sentiments et livrer peut-être ceux que l'on peut cacher dans notre vie quotidienne, car il faut toujours se contrôler. On ne peut pas exploser à chaque minute. Pour moi, être sur scène est même sain : on laisse sortir des choses négatives... C'est comme un sauna pour moi !

Avez-vous une vision bien personnelle de la mise en scène quand vous entrez dans un nouveau projet ?

Il faut faire confiance au metteur en scène comme au chef, parce que l'opéra c'est un compromis. Il y a beaucoup d'interprètes, de nombreux avis et chacun ne peut imposer le sien. C'est bien d'avoir des idées, mais le metteur en scène unifie. L'idéal, c'est qu'il construise sur la personnalité des interprètes. Lui aussi doit être flexible en fonction du chanteur qui peut ne pas entrer dans son imaginaire comme il l'entendait.

Vous est-il arrivé d'éprouver de l'étonnement par rapport à ce qu'on vous demandait de faire sur scène ?

Il y a des cas où on n'est pas très content... mais c'est normal. C'est un risque quand on arrive sur une production. C'est comme dans la vie. On a des surprises et on apprend.

Votre premier disque chez Archiv, c'étaient des airs Bach, enregistrement qui a été repris par DG. Peut-on parler de Bach comme une référence dans votre parcours ?

 

On peut parler de Bach comme un de mes amours ! J'adore Bach et j'adore Haendel, même s'ils sont si différents. Les chanteurs n'aiment pas si souvent chanter Bach, car on n'y est pas la star. Il faut être très modeste. La voix se détache des autres voix. Un instrument à la même importance. On voit donc les proportions différemment. Ce qui m'émerveille, c'est combien le sentiment est simple, essentiel à l'écoute de Bach alors que la partition est aussi complexe qu'une structure mathématique. C'est très étonnant.

 

Vous avez participé au Bach Pilgrimage de Gardiner et vous avez également enregistré Bach avec Paul McCreesh. Prévoyez-vous d'autres enregistrements Bach ?

Pas pour l'instant... Je vais chanter La Passion selon Saint-Matthieu avec Simon Rattle mais ce ne sera pas enregistré.

Vous deviez assumer la création de Henze : Phaedra. Comment s'est passé ce saut dans l'époque contemporaine ?

J'ai failli incarner ce rôle contemporain qui avait été écrit pour moi, et j'ai dû annuler pour raison de santé, ce qui était très triste ! J'avais beaucoup travaillé sur cet opéra... mais j'aurai l'occasion de le chanter plus tard.

Avez-vous d'autres projets en contemporain ?

Oui, pour le festival d'Aix en Provence, dans deux ans. Ce sera un compositeur italien, Lucca Francesconi, qui va écrire une pièce pour moi. Je trouve génial de participer à la création, de parler au compositeur... Je suis un peu jalouse des cantatrices de l'époque de Mozart ; aujourd'hui, c'est si inhabituel qu'un compositeur écrive pour vous ! On écrit aujourd'hui pour les chanteurs de pop-rock. C'est toujours pour eux ! Nous, nous devons toujours chanter ce qui a été déjà chanté des milliers de fois et l'on doit sans cesse se soumettre à la comparaison. Quelquefois... c'est embêtant !

J'ai lu qu'une de vos oeuvres préférées était Pelléas et Mélisande de Debussy. Pourquoi ?

C'est très simple : c'est une oeuvre extraordinaire. Je l'ai chantée plusieurs fois et je reviendrai toujours à ce rôle. Cette oeuvre permet tant d'interprétations différentes, selon le metteur en scène ! On peut voir Mélisande d'une infinité de façons. On ne risque pas de s'ennuyer. J'aime tellement les couleurs de cette oeuvre ! On ne chante pas, on parle presque. Et j'adore chanter en français.

Vous avez encore des projets en baroque français ?

Non, mais j'adore Rameau et j'aimerais pouvoir le chanter. Mais ce n'est pas si souvent donné. Il y a beaucoup de personnages, ça coûte cher... Ce n'est pas simple. Mais j'espère que ça viendra car Rameau, c'est mon compositeur préféré !

Considérez-vous certains interprètes comme des maîtres à chanter ?

Oui ! Beaucoup ! Je n'aime pas donner de nom, j'ai peur d'en oublier. Beaucoup de mes collègues m'inspirent...

Avez-vous un rêve musical, un projet inaccessible qui vous tente, outre Rameau ?... Wagner ?

Je ne me vois pas chanter du Wagner ! Sinon, j'ai de petits rêves : j'aimerais bien chanter dans Barbe-bleue de Bartok, par exemple... Ou Ariodante sur scène.

Quels sont vos projets discographiques ?

L'un est déjà enregistré et sortira l'année prochaine. Il s'agit d'une sorte d'histoire de la mélodie tchèque. Du baroque au XXème. C'est la musique de mon pays et ça m'a beaucoup plu de le faire. Le prochain sera encore avec Andrea Marcon, un Vivaldi.

Vous êtes très sollicitée par les maisons d'opéra mais vous faites assez souvent du récital. Quel est l'équilibre entre les deux ?

Je fais beaucoup moins d'opéras qu'on le pense : deux, maximum trois productions par an. Le reste, ce sont les disques, les concerts, la préparation, les vacances... Quand on a une famille, c'est plus compliqué de passer trop souvent deux mois quelque part sur une production.

Quel est votre regard sur l'appellation de "diva" ?

Photo: © SHEILA ROCK / DG

 

Je n'aime pas ce mot ! Ça va si on l'emploie pour quelqu'un d'autre, mais je ne le voudrais pas pour moi ! Je ne sais pas exactement ce que ça veut dire aujourd'hui... C'est peut-être un tempérament que je n'ai pas... J'aime bien mener une vie normale, prendre un métro, rencontrer des gens qui ne viennent pas d'un milieu musical, faire la queue à la poste... Vivre dans un taxi et une chambre d'hôtel ne me tente pas.

 

 

Aviez-vous rêvé de votre parcours il y a quelques années ?

Non ! Venant d'un pays socialiste où l'on ne rêvait pas de voyager, je ne connaissais rien des théâtres ni même des chanteuses d'opéra. J'étais motivée par la musique. Évidemment, je rêvais de pouvoir chanter un jour au Théâtre National de Prague. Ensuite, tout s'est passé si vite pour moi que c'était presque... normal. Dans le cours des choses.

En un mot, la musique, pourquoi ?

C'est une nécessité. C'est la façon dont je m'exprime le mieux, bien plus qu'en parlant. Et puis, c'est magnifique de recevoir ce pouvoir, ce don de communiquer avec les gens et il faut l'utiliser. Ce serait dommage de ne rien en faire, car c'est une chance inouïe. C'est aussi une sorte de drogue. Ne plus être sur scène me manquerait.

Vous aviez commencé la musique avec le piano... Vous vouliez devenir pianiste ?

Au début, oui. Et puis, au Conservatoire, j'ai fait les deux : le piano et le chant et je me suis décidée pour le chant, qui était plus naturel pour moi. J'étais plus à l'aise, j'avais moins le trac... Je me sentais un peu seule devant le clavier ; c'était plus effrayant. J'aime bien voir les gens, être face à eux, recevoir leurs réactions, partager directement leur énergie.

Propos recueillis à Bruxelles par Noël Godts, le 22 octobre 2007.

 

Petit trajet biographique :

Magdalena Kožená est née dans la ville tchèque de Brno en 1973. De 1987 à 1991, elle étudie la voix et le piano au Conservatoire de Brno avec Neva Megová et Jiří Peša, et de 1991 à 1995 elle est l’élève d’Eva Blahová à l’Université des arts du spectacle de Bratislava. En 1995, elle remporte un prix au Concours international Mozart de Salzbourg et fait d’importantes tournées au Japon et aux États-Unis. L’année suivante, elle se produit en Dorabella («Così fan tutte») au Théâtre Janáček de Brno. En quelques années seulement, Kožená est devenue une célébrité internationale; elle est apparue dans la plupart des métropoles musicales du monde et ses enregistrements ont reçu de nombreuses récompenses.

Photo: © SHEILA ROCK / DG

1996/1997

Annio (La clemenza di Tito) au Volksoper de Vienne. CD: J.-S. Bach: Airs (Musica Florea, Marek Štryncl – Prix Harmonie en république Tchèque «CD de l’année»).

1998

Idamante (Idomeneo) à l’Opéra de Flandre sous la direction de Marc Minkowski. Début de sa collaboration avec le pianiste Graham Johnson.

1999/2000

Signe un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon; Orphée de Gluck au Théâtre du Châtelet, Paris, sous la direction de Sir John Eliot Gardiner, mis en scène par Robert Wilson; Nerone (L’incoronazione di Poppea) aux Festivals de Vienne et d’Aix-en-Provence sous la direction de Minkowski. CD: J.-S. Bach: Cantates de Pentecôte (English Baroque Soloists, Gardiner); Haendel: Dixit Dominus, Salve Regina etc. (Les Musiciens du Louvre – Grenoble, Minkowski); Rameau: Dardanus (Les Musiciens du Louvre – Grenoble, Minkowski – Diapason d’or 2000, Record Academy Prize, Tokyo, 2001); Chants d’amour: Mélodies de Dvořák, Janáček, Martinů (avec Graham Johnson – Gramophone Award 2001).

2000/2001

Sesto (La clemenza di Tito) au Festival d’Edimbourg; Mélisande (Pelléas et Mélisande) à l’Opéra de Leipzig; Cherubino (Le nozze di Figaro) aux Festivals d’Aix-en-Provence et de Baden-Baden; Prix Echo 2000 «Meilleure Nouvelle Interprète». CD: Cantates de J.-S. Bach avec les English Baroque Soloists sous la direction de Gardiner et Cantates italiennes de Haendel avec Les Musiciens du Louvre – Grenoble et Minkowski.

2001/2002

Sesto (Giulio Cesare/Haendel) à l’Opéra des Pays-Bas sous la direction de Marc Minkowski; soliste (Passion selon saint Matthieu) avec Paul McCreesh et les Gabrieli Players. Représentations avec l’Orchestre de chambre Mahler dirigé par Minkowski en Mélisande de Debussy; au Festival de Salzbourg: Don Giovanni (Zerlina) sous la direction de Nikolaus Harnoncourt; Messe en ut mineur et musique de Thamos de Mozart ainsi que le Requiem de Fauré avec Minkowski. Tournée de récitals en Europe avec le pianiste Malcolm Martineau. CD: Le belle immagini, Airs de Gluck, Mozart, Mysliveček (Prague Philharmonia, Swierczewski – Prix Echo 2002); Haendel: Le Messie (Les Musiciens du Louvre – Grenoble, Minkowski).

2002/2003

Concert pour le vingtième anniversaire des Musiciens du Louvre – Grenoble avec Minkowski au Châtelet à Paris. Idamante dans la production d’Idomeneo de Peter Sellars à Glyndebourne, sous la direction de Sir Simon Rattle et avec Rattle et le Philharmonique de Berlin à Berlin, à Lucerne et au Festival de Pâques de Salzbourg; Cherubino au Met et à l’Opéra d’État de Bavière, Dorabella au Festival de Pâques de Salzbourg. Se produit dans d’autres festivals, notamment au Mostly Mozart de Londres, au Festival de Verbier, et au Festival de musique ancienne d’Utrecht. Paride ed Elena de Gluck en version de concert à Londres, Paris et Lisbonne, enregistré pour Archiv Produktion, avec McCreesh et les Gabrieli Consort & Players. Grandes tournées de récitals aux États-Unis, en Europe et au Japon. La France lui décerne le titre de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. CD: J.-S. Bach: Passion selon saint Matthieu (Gabrieli Players, McCreesh); Haendel: Giulio Cesare (Les Musiciens du Louvre – Grenoble, Minkowski – Diapason d’or, Record Academy Prize, Tokyo, 2003); airs d’opéra français (Chœur des Musiciens du Louvre, Orchestre de chambre Mahler, Minkowski – Gramophone Award 2004).

2004

Nommée «Artiste de l’année» lors des Gramophone Awards de 2004. Dorabella au Met de New York; Idamante et Dorabella avec Rattle au Festival de Pâques de Salzbourg; Cherubino à l’Opéra d’État de Bavière; Varvara dans Kátya Kabanová au Met. Apparition aux Proms de Londres avec l’Orchestre symphonique de chambre de Prague ainsi que dans différents festivals, dont ceux du Schleswig-Holstein, d’Aix-en-Provence et Mostly Mozart du Lincoln Center. Récitals avec Malcolm Martineau aux États-Unis et en Europe. CD: récital de mélodies de Britten, Ravel, Respighi, Schulhoff et Chostakovitch (Gramophone Award et Record Academy Prize, Tokyo, 2004).

2005

Papagena dans Die Zauberflöte sous la direction d’Abbado à Modène, Sesto dans La clemenza di Tito avec Sir Charles Mackerras au Festival d’Edimbourg et Dorabella dans Così fan tutte au Met sous la direction de Levine. Concerts à Berlin et à Francfort avec le Philharmonique de Berlin et Rattle; également avec Rattle: airs de Haydn et de Mozart avec l’Orchestra of the Age of Enlightenment; vaste tournée européenne dans des programmes Monteverdi et Haendel avec l’Orchestre de chambre de Bâle et le contreténor David Daniels, sous la direction de Paul Goodwin; concerts Bach avec Reinhard Goebel et Musica Antiqua Köln en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. Récitals avec Malcolm Martineau à Londres, en Allemagne et dans différents festivals. CD: Lamento – airs, cantates et scènes de la famille Bach, avec Goebel et Musica Antiqua Köln; Paride ed Elena de Gluck avec McCreesh.

2006

À l’opéra, elle chante Don Giovanni (Zerlina) en tournée au Japon; Così fan tutte et Idomeneo au Met, tout cela avec Levine; Idamante à Salzbourg sous la baguette de Sir Roger Norrington. Tournée aux États-Unis et au Canada avec Les Violons du Roy. Concerts avec le Philadelphia Orchestra, le Philharmonique de Berlin et le Philharmonique de Rotterdam sous la direction de Sir Simon Rattle aux États-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas et à Salzbourg; avec le Philharmonique de Prague sous la direction de Swierczewski; avec le Philharmonique de Vienne et Daniel Harding à Salzbourg; avec Il Giardino Armonico à travers l’Europe. Récitals en Europe et à New York avec Malcolm Martineau; à Berlin avec Daniel Barenboim; à Copenhague, à Tokyo et en Allemagne avec Karel Košárek. Sorties en CD pour l’année Mozart: La clemenza di Tito (Sesto) avec Sir Charles Mackerras (Prix de l’Académie du disque lyrique 2006) et airs de Mozart avec Rattle et l’Orchestra of the Age of Enlightenment.

2007

Mélisande de Debussy à Paris sous la direction de Bernard Haitink, fait ses débuts au Royal Opera House de Londres, Covent Garden, chantant pour la première fois le rôle d’Angelina dans La Cenerentola de Rossini. Chante des airs de Mozart à Salzbourg avec Marc Minkowski et Les Musiciens du Louvre – Grenoble, dans la Deuxième Symphonie de Mahler avec le Philharmonique de Berlin et Rattle à Paris, et les Rückert Lieder de Mahler avec l’Orchestre de jeunes Simón Bolívar du Venezuela sous la baguette de Gustavo Dudamel au Festival de Lucerne à Pâques. Elle se produit également avec ce même orchestre et Dudamel, et Rattle en second chef, à Caracas. Chante le rôle-titre lors de la création mondiale de Phaedra de Henze à l’Opéra d’État de Berlin, avec d’autres représentations au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles; Il Tramonto de Respighi avec le Quatuor à cordes Atheneum à Berlin. Des airs de Haendel avec l’Orchestre baroque de Venise et Andrea Marcon en tournée en Europe. Récitals avec le pianiste Malcolm Martineau en Allemagne, en Espagne, à Londres, à Lisbonne et à Amsterdam; avec Yefim Bronfman au Festival de Grenade, au Festival de Ludwigsburg, au Festival d’opéra de Munich et à Amsterdam. Sortie de l’enregistrement des airs de Haendel avec l’Orchestre baroque de Venise sous la direction d’Andrea Marcon.

5/2007

http://www.kozena.cz/

http://www.deutschegrammophon.com/

 

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