Loreena McKennitt

  Missionnaire artiste

 

Loreena McKennitt aurait pu devenir vétérinaire, ou historienne, ou garde-forestière... Peu importe, sa ligne de conduite aurait été la même, en quête d'un sens commun à l'humanité, oublié des peuples que la diversité sépare et conduit à s'opposer. C'est dans l'histoire des cultures et les voyages qu'elle tente de raviver le sentiment commun de nos origines, explorant l'identité des civilisations, leur richesse, leurs échanges et leurs rencontres. L'histoire des Celtes à travers leur musique est pour elle un document au service duquel  se consacrent ses talents de compositrice et d'interprète. Le "culte de la célébrité" la hérisse, même si elle a conscience que le succès est nécessaire à la propagation d'une idée. Son pragmatisme lui permet d'ailleurs de la transmettre efficacement, suivant les contraintes commerciales de notre société de consommation. Cette femme, réaliste, garde les pieds sur terre et l'idéal généreux, évitant le plus possible les compromis.

A l'occasion de sa participation au Concert Travelling Voices, en hommage à Yehudi Menuhin (Voir notre agenda des Concerts, 7 décembre 2004, au Cirque Royal), Loreena McKennitt nous a confié sans emphase certaines étapes de son parcours et quelques clefs pour mieux comprendre le sens de ses recherches tant spirituelles que musicales. Vive, inquiète, lumineuse, elle s'interroge et nous interroge avec intensité.

 

Loreena McKennitt, vous participez ce soir au concert Travelling Voices, en hommage à Yehudi Menuhin sous le thème suivant, extrait de sa prière : "Ecoutons ce que les voix des femmes et des enfants ont à nous dire." (Université de Louvain, 1989) Quelle est, selon vous, et dans votre propre parcours, la teneur de ce message ?

Je ne peux dire ce que lui-même entendait exactement par là, mais je crois que l'espèce humaine est très diversifiée, complexe et que malgré tout nous sommes aussi de très simples créatures. Peut-être que de là où il venait, les femmes s'impliquaient moins dans la guerre : elles étaient les gardiennes du foyer, élevaient les enfants... Je ne veux pas contredire Yehudi Menuhin, mais je n'aime pas parler de manière trop générale. Je ne doute pas qu'il évoque ici le rôle nourricier des femmes dans la plupart des cultures, mais le rôle des hommes connaît aussi d'énormes changements dans nos sociétés. Il est très difficile d'identifier ce que cela signifie au cœur même d'une évolution. Cependant, je crois que le sentiment de Lord Menuhin est très noble : il inclut la paix, l'amour, la diversité et les valeurs universelles. Et ce sont très certainement des principes que je partage.  Il nous dit : "Voilà ce que je soutiens, et ce pour quoi je vis." Et il est important que les gens, dans un monde si complexe, possèdent des valeurs qu'ils identifient eux-mêmes, qu'ils revendiquent et qu'ils puissent partager.

 

Qu'est-ce qui rapproche des femmes et artistes telles que Hannah Schygulla, Melanie Gabriel, Angélique Ionatos, Esma Redzepova et vous, toutes venues d'horizons et de cultures différents ?

Nous partagerons toutes ensemble un même numéro (NDLR : la gamme pentatonique selon Yehudi Menuhin). C'est une sorte de défi musical évidemment, mais je crois surtout que l'esprit qui se cache derrière ce chant partagé, ce qu'il signifie, est merveilleux. Hannah Schygulla, Melanie Gabriel, Angélique Ionatos et Esma Redzepova sont des femmes extraordinaires dont l'intensité se retrouve dans leur expression très personnelle de la musique. La gamme pentatonique de Yehudi Menuhin, en temps réel, est une structure musicale très précise : tout part d'un chœur dont chacune se détache l'une après l'autre pour chanter, séparément et suivant sa propre musicalité, un couplet, et revenir avec les autres au refrain, auquel des musiciens d'horizons différents participent également. Chacun doit être capable de se plier à d'autres idiomes musicaux que les siens et s'y pencher. C'est plus compliqué qu'une histoire de volonté, car il faut aussi s'efforcer d'atteindre des exigences techniques différentes. La façon dont le cerveau se développe à travers la musique depuis l'aube des temps me fascine. On le constate souvent chez les musiciens classiques : leur cerveau s'est accoutumé à certains cheminements musicaux, une logique particulière liée à la musique écrite, et ils ne sont pas toujours capables de tout à coup jouer d'oreille, de plonger dans la spontanéité ou l'improvisation, ce qui ne signifie nullement qu'ils ne sont pas des musiciens extrêmement accomplis. Finalement, il s'agit de toute une éducation musicale.  Alors, le fait que chacune d'entre nous chante le même morceau avec ses propre acquis culturels, c'est quelque chose de phénoménal.

Quelle est votre relation à la musique classique ?

J'ai étudié la musique classique pendant près de dix ans : j'ai fait du piano et j'ai travaillé ma voix. C'était un merveilleux entraînement, parce que j'ai dû affronter une certaine discipline, la rigueur du phrasé, la dynamique. Mais je n'avais vraiment pas les dispositions pour rester dans le monde classique. Cela m'aurait demandé davantage d'investissement en ce domaine et j'étais beaucoup plus attirée par la musique folk. Je m'étais très tôt intéressée à la composition de mes propres mélodies et je ne pouvais pas m'impliquer dans trop de voies différentes en même temps. En plus, je n'avais jamais pensé devenir chanteuse. Je voulais être vétérinaire. Et je continue à dire que c'est la musique qui m'a choisie, pas l'inverse ! Je suis entrée à l'université dans le département Agriculture, mais pendant cette première année, j'ai eu plusieurs occasions de chanter, et je me demandais jusqu'où je pouvais aller dans la musique. J'ai pensé : "Je quitte l'université, et je m'y consacre, et suivant mon talent, je resterais ou non dans la chanson. Si je n'en vaux pas la peine, je retournerai à mes études d'agriculture ou à la conservation de la vie sauvage forestière, qui sont mes deux autres grandes passions. Mais les occasions musicales ont continué à se présenter. pourtant, je n'ai jamais rêvé de devenir chanteuse ; je n'ai jamais été infatuée de la musique dans le sens d'un vedettariat. J'ai eu une relation très peu banale avec ma carrière : je voulais aller au bout de moi-même, et à la fin, c'est devenu l'écho de mon éducation autodidacte, une sorte de compensation à l'éducation universitaire que je n'ai jamais eue. Et une fois que je me suis intéressée à la musique celtique, et à la musique folk en général, j'ai appris qu'on ne pouvait pas  vraiment la comprendre si l'on ne saisissait pas ses circonstances politiques, économiques et sociales. Voilà comment j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire.  Puis j'ai étudié la trajectoire de l'histoire celte, qui s'est avérée mon véhicule pour continuer à comprendre plus largement l'histoire. Ma carrière musicale est devenue une sorte de produit d'achat, une étape secondaire car je comprenais qu'étudier simplement la musique celtique et ce qui en découlait, même si je n'avais jamais écrit une seule note de musique ni enregistré aucun cd, aurait été suffisant. Le fait que j'aie pu réunir toutes mes recherches personnelles et les refondre dans un document musical, ce qui donnait aussi un sens à ma vie, a été pour moi un énorme bonus.

 

Cela vous demande un énorme investissement car vous conciliez vos talents d'interprète et de compositrice à ceux de directrice et propriétaire de votre propre label, Quinlan Road (http://www.quinlanroad.com)  tout en œuvrant pour la communauté...

Depuis 1998, être une artiste n'est qu'une petite partie de mes activités. La Fondation Cook-Rees de sauvetage en mer m'a pris énormément de temps : il me fallait apprendre ce que cela impliquait, quels en étaient les acteurs,  particulièrement au Canada. En 2000, je me suis consacrée au Falstaff Family Center : c'était une urgence ! Ce très beau domaine, qui avait été une école, allait être détruit. Je n'ai pas immédiatement pensé que cela deviendrait un centre familial ; ça s'est précisé au fil des procédures, car il y a eu énormément d'étapes à franchir avant d'y parvenir : obtenir des permis de rénovation en tenant compte de l'environnement, remplir des montagnes de formalités administratives qu'on a peine à concevoir. Ce sont des aléas auxquels je n'aurais jamais été confrontée en restant simplement une artiste. Il ne fait aucun doute que mon côté artistique a été un peu mis de côté depuis 1998, à l'exception de deux ou trois fois par an. J'ai composé la musique de certaines productions du festival de Stratford et j'ai chanté ici et là également. Mais ces deux entreprises en particulier, la Fondation Cook-Rees et le Falstaff Family Center, au moment même où j'étais en train de restructurer ma compagnie, Quinlan Road, m'ont pris beaucoup de temps. Vous savez, le succès de ma carrière a éclipsé l'infrastructure de ma compagnie ; or, on n'imagine pas toujours le nombre de gens qui s'y dévouent, d'experts qui y travaillent pour développer un système financier, établir des règles, des protocoles... Et comme il n'y avait pas de manager général avant cette année, le tourbillon de responsabilités, financières et autres, me retombaient sur les épaules. J'ai mis un temps fou et une énergie énorme à maîtriser tout cela sur le tas. Cette année, j'ai enfin trouvé, après plusieurs années de recherche, un manager, qui s'occupera totalement du côté non musical de cette industrie. Sans compter les collègues qui m'épaulent.

 

Vous aurez donc davantage de temps pour composer ?

C'est l'idée en tout cas ! (Rires)

 

Vous êtes actuellement en phase de recherches pour votre prochain album. Comment passez-vous de la recherche à la création ?

Peut-être que j'ai besoin de temps, c'est vrai. Il y a trois ou quatre ans, j'espérais que je pourrais aller plus vite, que les choses apparaîtraient plus rapidement. J'ai fait plusieurs voyages de recherche ; je suis allée plusieurs fois en Turquie et en Grèce. L'année dernière, en Chine, en Mongolie et au Maroc. Mais après avoir rassemblé de nombreux documents, j'ai besoin de beaucoup plus de temps pour m'asseoir avec mes livres et ce précieux matériel... Je crois cependant qu'avoir établi l'infrastructure de ma compagnie plus clairement, et trouvé un manager, sera suffisamment efficace pour me permettre de m'y consacrer. Du moins, je l'espère ! Nous espérons sortir un prochain enregistrement en février 2006.

 

Que vous a apporté votre récent voyage en Mongolie ?

Oh... beaucoup ! Je me suis toujours intéressée à l'histoire celte qui remonte à 1500 avant Jésus-Christ et se mêle à de nombreuses cultures. J'étais très curieuse de revenir aux endroits où ils avaient existé et où leur influence était peut-être visible encore à travers les âges. Je me suis débrouillée pour passer quelque temps avec une famille nomade des plaines mongoles. J'ai pu étudier leur mode de vie. Les Celtes étaient également des peuples agraires. L'année ne commençait pas le premier janvier mais le jour où vous vous déplaciez. Les Mongols vivent de la même façon, très attachés aux chevaux également. Les Celtes ont commencé à s'y intéresser grâce aux peuples des steppes russes. Quand je regarde une selle mongole, elle ressemble étonnamment à celles des Celtes... J'ai écouté leur musique aussi... Des similitudes apparaissent sur de nombreux plans et me passionnent. Je suis vraiment fascinée par ce qui constitue l'identité d'un peuple, la façon dont sa culture s'exprime et combien elle est importante. Or dans notre monde contemporain, la plupart de nos cultures se sont uniformisées. Cela joue sur notre perception de nous-mêmes, en tant qu'individus. J'y ai beaucoup réfléchi en Mongolie... Bien sûr, leur culture se distingue encore tout à fait nettement, mais elle est menacée. Je pense aussi que j'ai besoin, pour créer, de me placer dans des situations qui ne sont pas nécessairement confortables ou prévisibles. J'ai besoin de me sentir vulnérable. Quand vous vivez dans l'abondance, vous vivez dans une autre partie de vous-mêmes. Au contraire, en voyage, en éprouvant parfois le risque de me déplacer seule, je me sens au sommet de la vie. Je n'aime pas la complaisance. J'aime me mettre dans des situations qui me rappellent ou m'enseignent quelque chose de nouveau. C'est ce que j'ai ressenti en Mongolie.

 

Vous semblez être entrée en musique comme on entre dans une certaine forme de spiritualité, presque un ordre... En tant qu'artiste, comment trouvez-vous votre voie ?

Quelqu'un hier m'a parlé du chamanisme, selon lequel Dieu est partout et vous faites partie de ce tout. Ce tout est secret et se révèle. Je pense que lorsqu'un être humain ou une espèce naît, ils grandissent et se transforment à partir de ce tout. Ne pas reconnaître que nous en faisons partie provoque des désastres de bien des façons. Je n'ai jamais eu envie, dans ma propre musique, d'écrire sur ma vie personnelle. Ma musique et mes enregistrements sont simplement des documents sur des éléments qui appartiennent à d'autres cultures vers lesquelles m'ont conduite mes voyages. J'essaie de regarder profondément dans l'histoire pour tenter de comprendre ce que nous avons peut-être oublié et qui fait sens encore maintenant. Je cherche les principes universels et les passerelles qui pourraient peut-être nous relier tous, et qui relèvent du sentiment de nos origines, du fondement de notre existence. Je crois que nous sommes la combinaison d'une histoire collective. Il y a davantage de raisons de nous relier les uns aux autres que de nous séparer. Philosophiquement, c'est une idée très puissante pour moi et elle conditionne tout ce que je fais. Et la musique n'en est qu'une seule partie.

 

Qu'est-ce qui soudain alors vous motive à composer ? Quand pouvez-vous dire : "Maintenant, je suis prête" ?

Ca ne se passe pas de cette façon. J'ai appris à être plus pragmatique. Ce que je n'ai pas toujours été. C'est comme si j'étais deux personnes différentes : il y a l'artiste, et je sais ce dont elle a besoin, et quand, et pourquoi ; puis, il y a la pragmatique. A moins que quelque chose n'interfère, comme je vous l'ai dit, j'espère sortir un album en février 2006 : c'est une échéance que nous nous sommes fixée. Il y a des impératifs pratiques de marketing. Si je désirais sortir l'album en 2007, je ne sais pas si ce serait meilleur ; ce serait différent. Au-delà d'un certain point, on peut faire des histoires à n'en plus finir : vous pouvez amener une chose à 85% de ce qu'elle devait être, et puis vous passez une autre année à atteindre les 15% restants. Pour quoi ? Ca devient une espèce d'obsession. Donc, le manager en moi dit : "Non, l'artiste doit terminer son travail pour cette échéance !" Et dieu merci, l'artiste c'est moi ! Donc c'est avec moi que je négocie (Rires). Je sais bien que malheureusement, la part créative d'un produit, son âme artistique, n'est pas la seule raison de son succès. Quand je repense à Book of Secrets, nous avons enregistré certaines plages trois ou quatre fois, et je sais que si je ne m'étais pas fixé des délais, j'aurais recommencé. Car une fois que j'ai construit quelque chose, je sais comment j'aurais dû le construire. "Nous aurions pu faire ceci ou cela différemment"... Quand vous êtes dans un processus créatif, que vous soyez compositeur, chanteur, chef-cuisinier ou jardinier, vous pouvez perdre la perspective.

 

Quel est le sujet de votre prochain album ?

C'est une rencontre de diverses trajectoires vers un point central. Comme je le disais tout à l'heure, je suis tout à fait préoccupée par le concept d'identité et tout ce qui en découle. Les problèmes contemporains et politiques en Irlande du Nord, au Moyen Orient ou même entre le Canada et le Québec... soulèvent la question de l'identité et de la façon dont les peuples en perçoivent le concept. En même temps, je constate la marginalisation de la culture. J'utilise l'histoire celte comme une épopée qui traverse les siècles et les continents, et à travers tout cela, il est question de sujets périphériques. Mais je ne prétends pas apporter de réponse. Je crois que mon rôle est peut-être d'illuminer différents coins obscurs de l'histoire, en espérant que certaines personnes s'y intéresseront  et se poseront des questions sur ce que ces fragments d'histoire peuvent aujourd'hui signifier pour nous. Enfin, c'est un projet... Vous savez, pourtant, si je ne pouvais pas enregistrer de disque et que je m'arrêtais au processus de recherches, ce serait plus que suffisant pour moi. Le fait d'avoir un certain talent musical et de pouvoir élaborer une sorte de document musical, est un énorme bonus, mais ce n'est pas ce qui conduit ma vie.

 

Yehudi Menuhin, en, 1989, adressa lors de sa nomination Docteur Honoris Causa à l'Université de Louvain, l'émouvante prière que nous lui connaissons. Quelle serait la vôtre et à qui s'adresserait-elle ?

Je crois que la divinité est en chaque chose. Je me demande s'il n'est pas égotiste, en tant que représentant d'une espèce vivante, de dire que vous voulez atteindre la force et la sagesse de survivre, car il faut encore y parvenir en harmonie avec le monde. Je me souviens avoir eu un jour une immense discussion théologique, philosophique et spirituelle pendant laquelle nous nous demandions si l'espèce humaine n'était pas une expérience.  Or à une époque où certains d'entre nous atteignent un degré inimaginable d'abondance, c'est la première fois dans l'histoire que nous avons une idée de ce que pourrait devenir notre futur... et maintenant nous devons faire des choix. Autrefois, avant cette abondance, nos choix étaient conditionnés par la nécessité ; maintenant que nous n'avons souvent plus qu'à tendre la main, nous devons prendre des décisions : que va-t-on faire du clonage, de l'énergie nucléaire, etc. ? A la fin de la journée, je me retrouve entourée du mystère de l'univers et je respecte le fait qu'il y ait un ordre plus grand que moi, que je ne pourrais jamais comprendre totalement, mais en même temps, je crois aussi  aux valeurs de l'amour et de la compassion, et de la diversité... Je ne sais pas quel rôle elles jouent à grande échelle mais j'y crois passionnément. C'est peut-être une étrange réponse...

(Propos recueillis à Bruxelles par Isabelle Françaix, le 7 décembre 2004)

Petit trajet biographique  :

http://www.quinlanroad.com

 

L’auteur-compositeur-interprète canadienne Loreena McKennitt assure elle-même la gestion de sa carrière internationale et la production de ses disques. Son étiquette indépendante, Quinlan Road, s’est taillée une place importante sur le marché mondial du disque. Grâce à son unique sonorité “celtique éclectique”, McKennitt s’est méritée la reconnaissance de la critique internationale et de nombreuses certifications or, platine et multi-platine en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Australasie au cours de ses vingt ans de carrière en tant qu’artiste de la chanson.

Loreena est originaire de la province du Manitoba, au Canada. En 1981, elle s’est installée à Stratford, en Ontario, au Canada, où elle vit toujours aujourd’hui. Elle a joué et chanté dans plusieurs productions théâtrales au programme du Festival de Stratford du Canada, notamment The Tempest (1982) et The Two Gentlemen of Verona (1984), productions pour lesquelles elle a également composé de la musique.

Sa carrière d’artiste de la chanson a commencé en 1985 avec son premier album, Elemental. Lorsqu’elle a démarré son étiquette de disques Quinlan Road, Loreena gérait son entreprise depuis sa table de cuisine, vendant des albums par correspondance et organisant elle-même ses tournées à travers le Canada. Le catalogue Quinlan Road est aujourd’hui distribué à travers le monde par Warner Music (US), Universal Music (Canada et autres territoires incluant l’Italie et l’Espagne) et plusieurs labels indépendants dont Keltia Musique (France) et SPV (Allemagne).

En attendant, Loreena continue de gérer sa carrière de Stratford. Activement impliquée dans la vie communautaire de sa ville d’élection, elle a fondé d’importantes œuvres caritatives dans les domaines de la sécurité nautique et des services de soutien à la famille et à la jeunesse, œuvres dont elle supervise encore les activités aujourd’hui.

Piste discographique :

The Book of Secrets est son dernier album avant son enregistrement Live in Toronto. Pour une discographie complète, rendez-vous sur son site à la page suivante :

http://www.quinlanroad.com/explorethemusic/index.asp

 

 

 

 

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