Roberto Alagna
... du côté de chez Luis Mariano
Nostalgie d'une autre époque, rêve d'un petit garçon au beau pays naïf de l'opérette, héritage d'une grand-mère marianiste, escapade en paillettes et violettes... ? Roberto Alagna, en tout cas, virevolte avec entrain dans les paysages solaires de Luis Mariano : il veut lui aussi revêtir le costume scintillant du fringant séducteur, retrouver Mexico ou rendre hommage à la Belle de Cadix ! Avait-il quelques craintes ? Sa conviction et son enthousiasme les balaieront ! Sa démarche peut-elle surprendre ? Certainement, et c'est là le défi : incarner une idole et se hisser à ses côtés ! Lui rendre hommage et prendre place auprès d'elle. Roberto Alagna s'amuse... et remporte les suffrages. Histoire d'un succès inespéré...
Roberto Alagna, vous êtes sicilien et Luis Mariano est espagnol : qu'est-ce qui vous rapproche ?
On est tous les deux des enfants expatriés. Je suis fils de Sicilien, né à Paris où Luis Mariano a passé sa vie aussi. Nous sommes ténors tous les deux et sans doute avons-nous la même envie de plaire au public. De lui donner du plaisir. N'oublions pas, si je veux aller plus loin, qu'Alagna, ce sont les premiers Espagnols arrivés en Sicile au XVIe siècle. Et ma grand-mère est née en Argentine !
Mais vous êtes un ténor lyrique et Mariano est plutôt ténor d'opérette...
Oui mais je suis un ténor lyrique porté vers le dramatique et lui un ténor lyrique léger. Il ne faut pas oublier que Mariano a d'abord fait de l'opéra : qui peut le plus peut le moins. C'était un homme très intelligent : comprenant qu'à l'opéra il resterait un numéro comme les autres et qu'il serait le premier à l'opérette (et de loin !) il a fait son choix. Il avait quelques défauts (qui n'en sont pas vraiment) : l'accent, quelques tics gestuels... Il les a transformés en qualités et a inventé un personnage : Luis Mariano. Car il s'appelait Mariano Gonzalès. Luis Mariano était ce personnage éclatant, toujours de bonne humeur, avec les paillettes, l'insouciance...
N'y a-t-il pas un côté désuet dans l'interprétation de ce répertoire ?
Si, si, certainement. Il a été créé après-guerre ; les gens en avaient besoin après avoir vécu la tourmente, la douleur et l'horreur. Ils avaient envie de s'amuser, de "s'éclater" dirait-on aujourd'hui. C'est ce que faisait Mariano. Le texte, ce n'est pas du Shakespeare, mais ça ne fait rien ! Ce qui fonctionne, c'est l'effet vocal, l'accent tonique du mot qui donne le rythme dans cette mélodie assez prenante.
Comment êtes-vous arrivé dans ce répertoire ?
C'était d'abord un hommage, comme si j'avais une petite dette envers lui. C'est un des premiers ténors qui m'a fait rêver et qui m'a donné envie de devenir ténor moi-même. Ma grand-mère l'aimait beaucoup. Elle m'avait dit : "Un jour, tu devrais chanter ses chansons !" Un jour, Pascal Nègre (NDLR : Universal Music France) m'en a parlé. Pendant cinq ans, il m'a proposé ce disque. Mon manager qui était marianiste m'y a incité aussi... On m'en parlait trop souvent. Moi, je n'osais pas... J'avais envie de le faire mais par pudeur, j'avais peur d'être ridicule. Ce n'était peut-être pas pour moi... Je me sentais plus à l'aise dans le drame. Et puis... il y a eu un déclic. Je me suis dit que j'allais le faire sérieusement, en mettant ma voix au service de cette musique et de ce style, sans imiter. C'est ce que j'ai fait. J'ai travaillé pour alléger ma voix et la rendre plus claire, plus souple. J'ai travaillé la diction, ce qui est déjà une fixation pour moi à l'opéra. J'aime transmettre le message avec les paroles et pas seulement avec les notes. J'ai voulu d'autres arrangements, bien sûr, pour me rapprocher de ma personnalité plutôt que de celle de Mariano. J'ai un côté plus viril sur certaines chansons quand il aimait se féminiser... Il joue avec son accent basque, j'ai apporté mon petit côté titi parisien. Il y a des clins d'oeil.
Le classique a-t-il pu être un handicap dans cette entreprise ?
Pas du tout. Je ne l'ai pas pensée classique du tout ! Je me suis vraiment imprégné de cette musique, je l'ai absorbée comme une éponge, digérée et restituée. C'est également ma démarche dans le classique. Quand j'aborde une œuvre, je m'y jette corps et âme, la travaille, la façonne. Le personnage entre dans mes gestes : je pense comme lui, marche comme lui...
Ce sont vos frères qui ont fait les arrangements ?
Pas du tout. C'est Yvan Cassard. Mes frères étaient là, car je les emmène toujours avec moi, j'ai une grande confiance en eux. J'ai rencontré Cassard au piano : pour chaque morceau, je lui ai dit ce que je voulais précisément. Il a été ravi. Dans L'amour est un bouquet de violettes, il était un peu bloqué car il ne savait pas quoi faire exactement. Moi non plus. On peinait un peu sur les paroles, la façon de la chanter... Je ne voulais pas le faire à la Mariano : c'était trop mièvre pour mon tempérament. Je voulais le chanter un peu à la Edith Piaf ou à la Maurice Chevalier. J'ai pensé tout à coup à de la vieille musique parisienne sur orgue de barbarie. Ses yeux se sont illuminés et... on était dedans ! Il s'est levé, il m'a embrassé, et il m'a dit : "Tu m'as sauvé" !
Comment avez-vous choisi les chansons ?
Vous savez que Mariano en a enregistré plus de 200 ? C'était difficile de faire un choix... En même temps, beaucoup me plaisaient mélodiquement mais leurs paroles ne m'inspiraient pas. Comme Dans mon bulldozer... ! Beaucoup sont passées à la corbeille. En plus, je voulais rendre un vrai hommage à Mariano et pas seulement le cantonner dans une discipline : Lopez-Mariano. J'ai voulu montrer aux gens qu'il avait aussi chanté du Cole Porter. Et rétablir la vérité : on oublie qu'il est le premier à avoir chanté Salade de fruits... avant Bourvil (qui, lui, en a fait un succès) ! Je voulais donner une image de l'éventail assez large de l'artiste, qui ne chantait pas que du Lopez.
Selon vous, quel est le public qui s'intéressera le plus à votre album ?
Je n'en sais rien ! Honnêtement, je ne sais pas à qui il s'adresse. D'ailleurs, j'étais assez inquiet en le faisant : "Mes fans ne suivront sûrement pas : ils n'attendent peut-être pas ça de moi. Ceux qui ne me connaissent pas ne me connaîtront peut-être jamais..." Et Mariano a tellement marqué le répertoire que tous les gens qui ont essayé de reprendre ses chansons étaient ridicules face à lui. Il n'est pas si facile à interpréter ! J'ai donc toujours eu une petite peur, mais là c'est pire : ça plaît à tout le monde ! Et ça m'effraie presque ! Je marche sur des oeufs, je n'ose pas demander ce qui se passe... Je pensais vraiment qu'il y aurait des gens qui se sentiraient trahis, qui me taperaient sur les doigts. Et je m'aperçois que le monde classique aime, que les gens qui ne me connaissaient pas adorent, les jeunes, les vieux... Et les spécialistes ont adoré !
Et votre épouse, Angela Gheorghiu ?
Elle adore ! Depuis cet été, elle le met en boucle sur son ordinateur. Elle connaît tous les airs par coeur et m'a dit : "Si tu fais un récital, je viens avec toi chanter une chanson !"
Cela ne met-il pas un peu la pression sur les concerts à venir ?
C'est ce que je vous dis : je commence à avoir peur ! Ca s'emballe, ça monte...
Le concert parisien était-il prévu dans le cadre de la promotion de l'album ou s'est-il rajouté par la suite ?
Au dernier moment ! Une fois le disque en main, Pascal Nègre a proposé de faire un concert. Pourquoi pas ? Et hop ! On l'a fait ! C'est comme ici : on me propose un concert classique, puis on me demande Mariano à la place... pour une semaine ! C'est positif, quand même. Ca stimule !
Allez-vous réussir à inviter vos guest ?
J'espère ! Je sais qu'Arielle Dombasle est d'accord. Elie Semoun aussi. Le plus difficile, c'est Jean Reno, qui est toujours à droite et à gauche. Et... j'inviterais peut-être d'autres personnes ! Surprise !
Comment Dombasle, Reno et Semoun sont-ils arrivés sur votre disque ?
Jean Reno est un ami. Je l'admire énormément et je voulais absolument qu'il y participe ! Il a fallu le convaincre, quand même ! Il ne voulait pas qu'on le filme, ça le gênait... Et la première chose qu'il a faite en recevant le disque c'est de me téléphoner en disant : "T'as vu ? C'est formidable !" Et là, je le félicite : tout le monde adore ce duo. Arielle Dombasle, je ne la connaissais pas. Je ne l'avais rencontrée que brièvement aux Victoires de la Musique. J'avais besoin de quelqu'un comme elle : un personnage capable de chanter, extravagante et précieuse, coquette et délurée. Elie Semoun a la lourde tâche de remplacer Bourvil. Or je crois qu'il est l'un des plus grands comiques français actuels. Il a une personnalité vocale, a fait un disque, adore chanter et... on le reconnaît dès qu'il ouvre la bouche.
En même temps, je voulais que le disque reste "classe". Nullement parodique. Je ne voulais pas d'une tentative de feu d'artifices qui se transforme en guimauve. Je crois qu'on s'est approché d'une certaine "dignité" dans l'hommage, même avec les arrangements.
Vous avez évoqué Edith Piaf... Pourrait-on vous imaginer un jour dans les chansons de Jean Gabin ?
Je pense, oui. J'ai pas mal d'idées... que je ne veux pas dévoiler maintenant ! Sinon, ce ne sera plus une surprise. Mais... oui, ce genre de choses me tente beaucoup.
Que devient le classique ?
Je suis complet jusqu'en 2011 en ce domaine ! On n'a pas à s'inquiéter, là.
Luis Mariano est votre premier disque pour Deutsche Grammophon...
Oui, et ça me plaît. Voir un disque "crossover" chez un tel label ! Le disque est "classe", ça confirme !
Y a-t-il d'autres projets chez DG ?
Oui, mais on va les faire calmement, tranquillement, soignés. Mariano, on a pu le faire très rapidement parce que tout le monde était disponible, en quatre séances. Mais, comme je l'ai déjà dit... j'ai travaillé 30 ans sur ce disque ! Voilà pourquoi j'ai pu le faire si vite.
En classique, dans l'année, quels sont vos rôles prévus ?
Je vais faire quelque chose de drôle, puisque je vais débuter dans Manon Lescaut, de Puccini. Un des rôles les plus difficiles du répertoire pour ténor. Et vous savez qui fera la mise en scène ? ... Jean Reno ! A Turin, pour les Jeux Olympiques.
Sinon, je vais aborder de nombreux nouveaux rôles : Gioconda, Othello, La Lupa de Marco Tutti (un contemporain). Mes frères sont en train de composer un opéra : Le dernier jour d'un condamné, de Victor Hugo. Je participerai à l'écriture du livret. Je refais le Cyrano. J'ai La Bohème. On va peut-être faire la création de Marius, de Pagnol avec la musique de Vladimir Cosma...
Et que devient Jean-Sébastien Bach, dans tout ça ?
Ah... c'est le maître ! Il ne faut pas y toucher. C'est la matrice. Tout le monde l'interprète un petit peu, car il est partout. C'est comme quand vous chantez Cyrano : tous les personnages de la littérature y sont ; c'est un condensé. Dans toute la musique, il y a toujours quelque chose de Bach.
Avec les Derniers jours d'un condamné, de Hugo, cela signifie-t-il que vous comptez poursuivre la création d'œuvres selon vos propres critères ?
Je pense. Je vais déjà créer les mélodies que mes frères ont composées. Puis cet opéra. Dans le futur nous essaierons d'aller un peu plus loin si nous en avons les moyens. Si un théâtre ne vous commande pas un opéra, vous ne pouvez pas le faire. Il faut des gens qui aient confiance en vous. Des sujets, j'en ai beaucoup.
Le public belge n'a pas encore eu beaucoup la chance de vous entendre ici...
Mais le public belge me suit partout dans le monde, monsieur ! Partout où je vais, il y a toujours quelqu'un qui me dit : "Vous avez le bonjour de la Belgique !" J'ai des tas de fans en Belgique qui sont venus voir le Werther à Turin, par exemple. Je les rencontre partout. Et j'en suis ravi. Quand mon épouse a chanté son récital, vous avez vu ? Ovation sans rien faire ! J'ai juste eu à traverser la salle et sans chanter... j'ai eu un triomphe ! Que voulez-vous de plus ? (Rires)
(Propos recueillis à Bruxelles par Noël Godts, le 26 octobre 2005)
Petit trajet biographique :
Roberto ALAGNA est né en France de parents siciliens. Il commence des cours de solfège à l’âge de dix ans au Conservatoire National de la ville du Raincy et suit parallèlement les cours de guitare de Jacques LESCURE. A dix sept ans, il se produit en qualité d’auteur compositeur interprète dans divers cabarets parisiens, mêlant ainsi les variétés internationales aux études lyriques qu’il entretient avec le Maestro cubain Raphaël RUIZ. A vingt ans, il « donne la réplique » dans ROMEO de GOUNOD, ALFREDO de la TRAVIATA, MANRICO du TROVATORE, DON JOSE de CARMEN et le DUC DE MANTOUE de RIGOLETTO, lors des examens « de mise en scène » à l’Ecole Normale de Paris. Toujours à Paris, il entre en 1987 à l’Ecole de l’Opéra où il rencontre Melle Simone FEJARD avec laquelle il collabore encore aujourd’hui. En 1988, à Philadelphie, il remporte le Premier Prix du Concours Luciano PAVAROTTI. En même temps, il débute en Angleterre avec le Glyndebourne Touring Opera dans le rôle d’ALFREDO de la TRAVIATA de VERDI. Rôle qu’il enchaîne aussitôt à Monte Carlo, au Japon puis en Europe, jusqu’à ses retentissants débuts à la Scala de Milan. S’ensuit la prise de rôle de RODOLFO dans LA BOHEME de PUCCINI, sur les plus prestigieuses scènes du monde : le COVENT GARDEN de Londres, le STAATSOPER de Vienne, l’OPERA BASTILLE de Paris, le METROPOLITAN OPERA de New York, le LICEO de Barcelone, LA SCALA de Milan… Les maisons de disques le réclament. Il réalise divers ouvrages pour différentes compagnies :
SONY
LA TRAVIATA et RIGOLETTO de VERDI, captation « Live ».
ERATO
L’ELIXIR D’AMOUR de DONIZETTI et LES CONTES D’HOFFMANN d’OFFENBACH.
DECCA
GIANNI SCHICCHI et LA BOHEME de PUCCINI, ainsi qu’une seconde édition de la partition de l’ELIXIR D’AMOUR.
DEUTSCHE GRAMMOPHON
Les captations de DEUX GALAS au METROPOLITAN de New York et à Berlin.
PIONEER
Le désormais mythique ROMEO ET JULIETTE de GOUNOD enregistré en « live » en 1994 au COVENT GARDEN, qui le verra unanimement conforté par la critique dans sa position de « meilleur ténor lyrique de sa génération », en même temps qu’il reçoit le « Laurence Olivier Award » pour sa prestation d’acteur : « tout simplement unique, incomparable ( …), sa diction incisive, fraîche et énergique, éclatante et intelligible à l’image de la vie qu’il insuffle dans ses personnages » (the Evening Standard).
Sa technique vocale lui permet d’aborder les répertoires lyriques, spinto ou dramatiques avec Maestria.
EMI CLASSICS
En 1993, il signe un contrat d’exclusivité avec la compagnie de disques pour laquelle il enregistre sur une période de dix années un impressionnant catalogue d’opéra, composé d’œuvres intégrales, récitals solos, duos, musiques sacrées et cross-over, qui lui valent de multiples récompenses musicales : GRAMOPHONE AWARDS, GRAMMY AWARDS, BEST RECORDING, RECORD OF THE YEAR, DISQUE D’OR (pour les « chants sacrés » avec plus de 100 000 copies vendues en moins de deux semaines dans un seul pays), CHOC DU MONDE DE LA MUSIQUE et DEUX DIAPASONS D’OR en France, le CAECILIA PRIJS en Belgique, le PRIX DE LA DEUTSCHE SCHALLPLATTENTKRITIK en Allemagne, le PRIX DE LA MEILLEURE PRODUCTION LYRIQUE ETRANGERE DE MUSICA E DISCHI en Italie, le PRIX GLORIA à Moscou, le PRIX DE LA CRITIQUE aux Etats-Unis…
En mai 2004, il signe un contrat d’exclusivité avec le label Deutsche Grammophon.
Il apparaît simultanément à travers le monde, en récital ou au théâtre, dans divers ouvrages dont :LA BOHEME, TOSCA et RONDINE de Puccini, L’ELISIR D’AMORE , LUCIA DI LAMMERMOOR et ROBERTO DEVEREUX de Donizetti, IL TROVATORE, DON CARLOS, TRAVIATA, SIMONE BOCCANEGRA, MACBETH, AIDA de Verdi, ROMEO ET JULIETTE et FAUST de Gounod, WERTHER et MANON de Massenet, L’AMICO FRITZ de Mascagni , CARMEN de Bizet, I PAGLIACCI de Leoncavallo, CYRANO DE BERGERAC de Alfano, et bien d’autres…
C’est en 1996 qu’il confie sa carrière internationale à Lévon SAYAN. En 2000, ensemble, ils créent leur maison de production et réalisent trois DVD. Un RECITAL SOLO pour la réouverture de la fameuse salle Gaveau à Paris, deux nouvelles productions d’opéra : I PAGLIACCI de Leoncavallo à Vérone et la création mondiale du CYRANO DE BERGERAC d’Alfano, dans sa version française et inédite de 1935.
Le CINEMA marque une nouvelle étape dans la carrière de Roberto ALAGNA qui tourne en 2001 une adaptation cinématographique de TOSCA de Puccini, qui connaît un grand succès en salle. La même année, il tourne un deuxième film, pour la télévision cette fois : une adaptation du ROMEO ET JULIETTE de Gounod. De nouveaux projets cinématographiques s’ouvrent actuellement à lui, dont une nouvelle adaptation de I PAGLIACCI de Leoncavallo. En 2003, la version française de LUCIE DE LAMMERMOOR voit le jour en studio pour VIRGIN CLASSICS et en DVD « live » à Lyon chez TDK en 2004. Interprétation ardente et exploits vocaux sont au rendez-vous, le ténor ose chaque soir en public le « mi-bémol suraigu » voulu par le compositeur.
Roberto ALAGNA participe régulièrement à des événements internationaux tels que Le Concert pour le PRIX NOBEL DE LA PAIX, le Concert MICHAEL JACKSON and FRIENDS au profit des enfants du Kosovo, le Concert donné en l’honneur du JUBILE DE LA REINE D’ANGLETERRE. Il chante pour le Maire de New York R. GIULIANI et fait deux Concerts pour le PAPE à Rome en 2002 puis à Turin en 2003 où il interprète le « CHANT DE LA PAIX » composé par Marco TUTINO sur des paroles de sa sainteté JEAN PAUL II lui-même.
Roberto ALAGNA ne manque pas de commémorer certains de ses compositeurs de prédilection, en interprétant :LA GRAND MESSE DE REQUIEM le jour anniversaire du CENTENAIRE DE LA MORT DE VERDI, retransmise en mondovision en 2001, et en consacrant un enregistrement complet des œuvres de BERLIOZ pour ténor, à l’occasion du BICENTENAIRE de la naissance de celui-ci.
De nombreuses distinctions jalonnent son parcours :Personnalité Musicale de l’année 1994 par la presse française, Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres en 1996 au cours de sa prise de rôle dans « Werther », Artiste Lyrique de l’année aux Victoires de la musique 1997, Médaille Vermeil de la ville de Paris en 2001, Officier dans l’ordre des Arts et Lettres en reconnaissance de sa carrière internationale en 2002, Le Président de la République lui remet personnellement les insignes d’Officier de l’Ordre National du Mérite en 2003. Aux Victoires de la Musique 2004, il reçoit le trophée Artiste Lyrique de l’Année, ainsi que celui du meilleur enregistrement lyrique de l’année.
Il aborde encore : FAUST à New York, WERTHER à Turin, BOHEME à Orange, MANON LESCAUT et BOHEME à Turin, CYRANO DE BERGERAC à Montpellier, FANCIULLA DEL WEST à Rome, TROVATORE à Tokyo, AIDA à Orange, GIOCONDA à New York, CARMEN à Londres, MANON de Massenet à Vienne, SIMONE BOCCANEGRA à Paris Bastille, TROVATORE à Orange et Madrid, ANDREA CHENIER à New York, AIDA à Barcelone, TABARRO et LA LUPA à Bologne, GIOCONDA à Madrid, AIDA à Orange, FAUST à Vienne, OTELLO à Turin, FAUST à Paris Bastille et à Orange CAVALLERIA et PAGLIACCI à Barcelone, etc.
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