Truls Mørk

S'accorder au violoncelle

 

A l'occasion de la sortie chez Virgin Classics des Suites pour violoncelle seul de Bach, le violoncelliste norvégien Truls Mørk s'interroge avec nous sur l'approche d'une œuvre musicale : la rencontre avec la partition doit aussi compter avec celle du musicien et de l'instrument dont il devra respecter la personnalité. Truls Mørk aborde la musique, riche du pays et de la nature où il a grandi, conscient de ses influences patrimoniales, fort de l'histoire qui lui est propre, et ouvert à l'inconnu, le résolument neuf, l'imprévisible... Un homme d'écoute, disponible au hasard et attentif au présent.

Faites-vous un lien entre Benjamin Britten et Jean-Sébastien Bach, car après avoir enregistré les suites de Britten, vous enchaînez avec celles de Bach...

Bach nous a légué Six suites pour violoncelle seul, à l'époque où le violoncelle n'était pas considéré comme un instrument solo. C'étaient de longues suites, de vingt-cinq minutes chacune au moins. Ce qui montre son extraordinaire courage : ce devait être un immense défi que de les écrire. C'est un exemple qui n'a été suivi par quasiment personne. Sans doute ses suites ont-elles effrayé et tenu à distance les compositeurs qui l'ont suivi... Je crois que l'unique exemple de grandes suites pour violoncelle ensuite est celui de Zoltan Kodaly, vers 1915, même si elles étaient plus courtes. Britten a sûrement été acculé au défi d'écrire ses suites ! Je ne sais pas si c'est exact mais il devait rencontrer la Reine d'Angleterre et il était très inquiet : il ne pouvait pas seulement la saluer ni lui baiser la main... Ceci dit, les trois suites de Britten, qui ont un caractère très différent de celles de Bach, s'y réfèrent également en y incluant la fugue, par exemple, ce qui est un exercice plus académique que d'écrire une fugue à part entière. Je crois qu'il y a bien plus que des coïncidences dans l'impact de Bach sur le travail de Britten.

Trouvez-vous votre équilibre personnel face à la référence incontournable de l'interprétation de Pablo Casals ? Entre l'approche baroque et l'approche romantique ?

En fait, les recherches sont continuelles sur la façon de jouer ces suites. Bien sûr, je porte en moi toutes ces influences. Mais ce que je trouve vient de la musique elle-même et de l'instrument. Je prête attention aux cordes,  à leur tension... Il y a de plus petites notes, certaines sont plus mélodiques, d'autres plus "toccatives"... mais la musique porte en elle des indices. Vous devez faire des choix aussi, parce que si vous voulez maintenir un rythme juste, il y a des limites à ce que vous désirez souligner. Si vous soulignez trop de choses, vous perdrez le rythme. Trouver cet équilibre, c'est également respecter son instrument, ses capacités, sa personnalité. Une anecdote amusante : j'ai lu qu'un violoniste en 1621 préférait jouer sur des cordes d'argent plutôt qu'en or, à cause de leur plus grande douceur ! C'est plutôt drôle, non, quand l'idée d'authenticité se réfère toujours à des cordes en or ! Même à cette époque, on expérimentait autre chose !

Croyez-vous en l'authenticité ?

Je crois que la quête d'authenticité est très intéressante pour essayer de comprendre la musique. Bien sûr, il existe des traces écrites auxquelles nous référer, mais la plupart requièrent nos interprétations. Par exemple, si quelqu'un a écrit qu'il n'aimait pas trop le vibrato (je pense à Haendel), cela ne signifie pas que le cas était généralisé ! Cela pouvait aussi s'interpréter différemment : peut-être que le vibrato était trop employé justement, ce qui a justifié ses propos !

Je crois que la question d'authenticité objective est plutôt un piège. C'est peut-être même davantage un argument commercial. Il existe des interprétations extraordinaires d'un même morceau, totalement différentes, qui pourraient très bien nous convaincre que chacune est la bonne ! Et ce n'est pas fini. Je crois que le processus interprétatif est en perpétuelle métamorphose...

Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour enregistrer Bach ?

J'avais un peu peur de jouer ces pièces. Elles nous ont été léguées sans beaucoup d'indications sur la façon de les jouer. Nous n'avons pas le manuscrit original de Bach. Nous ne possédons que des copies sans les très précises indications que Bach laissait souvent sur la façon de manier l'archet.

Avez-vous pu jeter un oeil aux manuscrits ?

J'ai étudié quatre copies d'époque. Elles sont très différentes. Il y en a une d'Anna Magdalena Bach et trois autres qui datent d'un peu plus tard mais ont été retranscrites à partir des manuscrits originaux de Bach. Quatre sources nous rapportent donc ces Suites mais elles diffèrent considérablement, même si elles partent des mêmes notes. C'est une situation compliquée : vous devez prendre de nombreuses décisions, rythmiques et mélodiques. Pour moi, c'est dur. C'est déjà un dilemme quand je dois choisir ce que je vais mettre sur mon pain le matin ! Alors, jouer Bach... ça devient vraiment complexe  !

Avez-vous entendu la version de Pablo Casals ?

Oui, j'ai reçu le disque quand j'avais 12 ans ! Mais je dois avouer que j'aimais davantage la netteté et la pureté des enregistrements contemporains. Les enregistrements de Casals n'en bénéficiaient pas ; on entendait des chuintements et des crissements. Je ne les écoutais pas beaucoup à l'époque. Je les apprécie davantage aujourd'hui, quand je peux sentir ce qu'il cherchait, comment il jouait...

Vous avez commencé cet enregistrement sur un violoncelle Montagnana, puis vous avez essayé un Stradivarius... Pourtant votre disque est enregistré exclusivement avec le Montagnana. Q'est-ce qui vous y a conduit ?

C'était une décision essentiellement pratique : j'allais enregistrer il y a deux ans au printemps et je patinais avec mes enfants quand je me suis cassé la cheville. Pendant quatre mois, j'ai été immobilisé : tous les enregistrements ont été reportés. Quand j'allais enfin pouvoir enregistrer en automne, nous avons eu des problèmes pour trouver l'église adéquate, qui présente une bonne acoustique. En fait, j'ai commencé l'enregistrement sur mon propre violoncelle, un Montagnana. Puis j'ai eu la possibilité de jouer sur un Stradivarius, ce qui était vraiment excitant, car c'était un des plus fabuleux Stradivarius qui existent. Une des plus grandes difficultés pour jouer Bach, c'est la façon dont un violoncelle s'exprime : c'est un grand instrument et il faut du temps pour qu'une note résonne. Or, je ne veux pas travailler trop dur sur chaque détail, sinon je sens que la musique n'atteint pas la légèreté et l'autonomie qui, selon moi, lui reviennent. La réponse d'un Stradivarius est plus immédiate : j'ai vraiment adoré le jouer. Et je sentais comme il me devenait de plus en plus évident de jouer les suites de Bach sur cet instrument. Je les ai enregistrées et j'ai décidé de les produire moi-même. Ce que j'avais déjà fait pour le Britten. Mais j'avais tellement de matière que cela aurait pris énormément de temps pour la trier et la rassembler, pour choisir ce que je préférais parmi ce que j'avais expérimenté. J'avais essayé des tempi très différents, des maniements d'archets multiples... c'était un gigantesque puzzle ! Je n'avais pas de temps, et il m'a paru très difficile de réaliser mon projet... Peut-être parce que j'avais trop de décisions à prendre ! (rires) Bien plus que pour le Britten ! Finalement, j'ai pensé que quelqu'un devrait le faire pour moi ; or ce n'était pas très facile car aucun producteur n'était impliqué et les bandes enregistrées l'avaient été dans un chaos total. Nous n'avons pas pu trouver de producteur prêt à entreprendre un tel travail et j'ai pensé que finalement, il serait plus simple de tout réenregistrer convenablement sur le Montagnana. Mais j'aimerais quand même bien trouver le temps de mettre un jour toutes ces versions Stradivarius en ordre.

Sont-elles si différentes ?

Tout à fait. En jouant, je suis influencé par l'instrument lui-même. La façon dont je joue sur un instrument ou un autre est totalement différente. En tout cas, c'est ce que je ressens. Donc il serait très intéressant pour moi d'entendre ce que donne l'enregistrement sur le Stradivarius en comparaison avec celui que j'ai mené à terme avec le Montagnana.

On dit des Suites de Bach qu'elles sont la Bible du violoncelliste. Êtes-vous d'accord avec ça ?

Une Bible technique, en tout cas ! Mais parfois je ne détermine pas avec certitude s'il explore les potentialités du violoncelle ou les idées musicales sur lesquelles il travaillait. Certains moments ne sont pas spécifiques au violoncelle, comme le prélude de la Quatrième suite, par exemple. Il serait plus naturel de le jouer à l'orgue.

Avez-vous l'impression de raconter une histoire à votre public par l'intermédiaire de votre violoncelle à travers les danses et autres mouvements que contiennent les suites de Bach ?

Je crois que Bach joué sur un violoncelle implique une interprétation toujours subjective. Le violoncelle est proche d'une voix humaine et c'est un instrument qui touche physiquement le cœur ; or la musique de Bach est spirituelle, plus éthérée. Il y a donc une sorte de conflit entre le tempérament qui semble plus "terrestre" du violoncelle et ce que la musique demanderait.

Cependant, ce qui est important, c'est le caractère général d'un mouvement de danse. Quand j'ai étudié à Stockholm, un professeur spécialiste des danses baroques essayait de nous enseigner certaines de ces danses qui étaient vraiment truffée de pièges ! Une des choses très importantes qu'elle m'apprit, c'est que les tempi en général sont lents sauf si on veut les danser.  J'ai décidé de penser qu'ils ne seraient pas écoutés pour être dansés. Surtout pour leur donner un caractère. Et peut-être qu'en raison de sa nature, le violoncelle raconte plus volontiers des histoires ; il a un langage presque parlé...

Vous jouez également de la musique contemporaine : Dutilleux et aujourd'hui Matthias Pintscher, dont vous allez jouer le concerto (Reflections on Narcissus)... A-t-il été écrit pour vous ?

Oui, sous l'impulsion de l'Orchestre de l'Opéra de Paris et d'Eschenbach, qui connaît très bien sa musique. J'étais ravi d'être sollicité ! Les partitions sont... massives ! Au moins six kilos ! (Rires)

Vous vous en êtes sorti ?

Non, je n'ai pas même commencé. J'ai un emploi du temps compté et le concerto est complexe. Il me faudra beaucoup le travailler, mais c'est très excitant !

Vous avez enregistré pour DG la Sonate pour violoncelle et piano n°1 de Brahms avec Hélène Grimaud (voir notre entretien avec hélène grimaud). Comment cela s'est-il passé ?

Je rentrai des Etats-Unis quand nous avons enregistré. C'était début mai. C'était une expérience un peu étrange, et extrêmement rapide. Nous n'avons passé que quelques heures, très intenses avec Hélène qui était très impliquée et concentrée...

Edvard Grieg a une importance spéciale dans votre discographie. Quelle est-elle dans votre parcours musical ?

Je suis né à Bergen et j'y ai passé quelques années de ma vie. Je ne sais pas ce qui vient en premier : de la nature de Bergen ou de la musique de Grieg, car elles me tiennent tous deux fortement à cœur. Sur la côte ouest de la Norvège, le relief change continuellement, de façon dramatique : l'horizon n'est pas étiré. Des montagnes le hérissent ici, des forêts poussent là, une multitude d'îles s'éparpillent, le temps change presque chaque jour de chaque saison... Tout y est imprévisible à chaque instant. Je crois que c'est ce qui se passe dans la musique de Grieg...

Pourriez-vous nous dire, en quelques mots, pourquoi la musique ? Je sais que votre père était violoncelliste et que vous y êtes venu très jeune...

La musique est une voie d'expression qui se passe de mots. C'est merveilleux de pouvoir simplement s'asseoir, prendre son instrument et... jouer ! Dès que j'ai commencé à jouer, j'ai tout de suite senti que je pouvais exprimer ce qui m'échappait de tout autre manière. La musique a pris immédiatement pour moi une importance vitale. J'ai besoin d'exprimer ces choses que je ne peux formuler autrement ; j'ai besoin de sentir cet incroyable plaisir, pleinement physique aussi, de jouer du violoncelle. D'en produire les sons.

Avez-vous un rêve musical ?

J'en ai beaucoup ! J'aimerais vraiment encourager la musique d'aujourd'hui, ce qui est un vrai défi. Il existe de nombreux compositeurs contemporains très diversifiés.

Vous avez dédicacé votre cd à votre père. Cela suggère-t-il un lien entre votre père, Bach et vous ?

Oui fortement. Mon père est le premier violoncelliste que j'ai entendu : il jouait de façon très particulière, avec un son très beau. Même si discutions philosophie, il ne m'a jamais imposé aucune idée, mais il m'enseignait à trouver par moi-même. Il m'a toujours encouragé à être créatif, sans critiquer ce que j'essayais de faire. Bien sûr, si j'avais été coincé dans une mauvaise direction, il m'aurait aidé... Les Suites pour violoncelle de Bach sont vraiment l'essence de la musique pour violoncelle et j'ai voulu les lui dédier parce qu'il a beaucoup compté dans le fait que j'aille vers la musique.

(Propos recueillis à Paris par Noël Godts, le 12 novembre 2005)

Petit trajet biographique :

Le Norvégien Truls Mørk est actuellement l’un des violoncellistes les plus recherchés sur la scène internationale. Après des débuts auprès de son père, John Mørk, il a poursuivi ses études avec Frans Helmerson, et a par ailleurs étudié avec Heinrich Schiff et Natalia Schakowskaya. Il a remporté de nombreuses récompenses, dont le Concours Tchaïkovski de Moscou (1982), le Concours Naumberg à New York (1986), le Concours de Violoncelle Cassado de Florence (1983), et a reçu le Prix de l’Unesco au Concours de l’Union de la Radio Européenne à Bratislava (1983).

Parmi les collaborations prestigieuses du violoncelliste citons des apparitions aux côtés du Hessischer Rundfunk, du Gewandhaus de Leipzig, de l’Orchestre Symphonique de Gothenburg, du Philharmonia Orchestra, du London Philharmonic, du Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, du WDR de Cologne, de la Deutsche Kammerphilharmonie (avec des représentations en Allemagne et en Suisse), du NDR Hambourg (avec lequel ont eu lieu des concerts à Bruxelles, Paris et Londres en plus de ceux en Allemagne), du City of Birmingham Symphony Orchestra, ainsi que de la RAI de Turin. Il a également joué avec les orchestres symphoniques de Houston, Atlanta, Pittsburgh, Cleveland, Seattle, Helsinki, Singapour, Strasbourg, du Minnesota et de Détroit (avec lequel il a aussi effectué une tournée en Europe).

Il collabore régulièrement avec des chefs d’orchestre comme Ashkenazy, Bruggen, Dutoit, Haitink, Jansons, Neeme et Paavo Järvi, Rattle, Vanska, Salonen, Sawallisch, Svetlanov et Welser-Möst.

Au cours de ses nombreuses tournées, Truls Mørk s’est rendu notamment aux Etats-Unis avec l’Orchestre de la Radio suédoise et l’Orchestre Symphonique de Seattle, et au Japon où fut donné, lors d’un concert avec le Symphonique de la NHK sous la direction de Dutoit, la Première mondiale du Concerto pour Trois Violoncelles de Penderecki. En Europe, Truls Mørk s’est produit avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France à Paris en avril 2001 pour la création mondiale du Concerto pour Violoncelle de Kaipanen – une œuvre spécialement commandée par l’orchestre. Il a retrouvé la France, au printemps 2002, pour interpréter le Concerto de Dutilleux, accompagné par l’Orchestre de Paris sous la direction de Christophe Eschenbach à Paris puis à Dusseldorf, Barcelone et en Finlande.

La saison 2003 a été marquée par ees concerts avec le concerto de Schumann sous la direction de Wolfgang Sawallisch puis le concerto d’Honneger avec l’Orchestre Tonhalle sous la direction de David Zinman. Il a également fait ses débuts avec le Philharmonique de Munich, toujours sous la direction de David Zinman et a donné de nombreux concerts à Cleveland, Los Angeles, Oslo, Saint Petersbourg ou Rotterdam.

Lors de la saison 2003/2004, Truls Mørk participa à deux premières mondiales, un concerto de Matthias Pintscher au Alte Oper de Francfort avec l’orchestre de Paris sous la direction de Christophe Esenbach et un concerto de Halfidi Halgrimsson.

Le début de la saison 2002/2003 a été marqué par une tournée avec Gil Shaham et Yefim Bronfman au cours de laquelle ils ont interprété les Trios de Schubert et Tchaïkovsky à Chicago, New York, Detroit et Atlanta. Le trio se formera à nouveau en 2004 pour une interprétation du Triple concerto de Beethoven avec l’Orchestre Tonhalle sous la direction de David Zinman.

Musicien de chambre confirmé, Truls Mørk est le fondateur et a  été longtemps le Directeur artistique du Festival International de Musique de chambre de Stavanger. Il se produit en récital dans de grandes tournées à travers le monde, et a été le Directeur artistique, en printemps 2000, d’une mini-série de 4 concerts, « Sixty Degrees North », qui a connu un grand succès et qui a eu lieu durant tout un week-end au Concertgebouw d’Amsterdam, comportant des œuvres de compositeurs d’Helsinki, Saint-Pétersbourg, Stockholm et Oslo.

Truls Mørk enregistre en exclusivité pour Virgin Classics. Il a ainsi enregistré une grande partie des plus grands concertos pour violoncelle, dont ceux de Chostakovitch (Jansons / London Philharmonic), nommés pour un Grammy, le Concerto de Dvorak (Jansons / Oslo Philharmonic), la Symphonie pour violoncelle de Britten et le Concerto d’Elgar (Rattle / CBSO), la Symphonie Concertante de Prokofiev et le Concerto de Miaskovsky (Paavo Jarvi / CBSO). Il a également enregistré de nombreux disques de récitals, dont plusieurs ont été récompensés. Il a reçu un Grammy Award en février 2002 pour son enregistrement des Suites pour violoncelle de Britten, et est également l’un des gagnants des Classical Awards de Cannes en janvier 2002.

Parmi ses derniers enregistrements, citons un disque consacré à Grieg, enregistré dans la maison de Grieg, à Troldhaugen (près de Bergen), en compagnie de Harvard Grimes, avec la Sonate pour violoncelle et le Quatuor à cordes en Sol, de nombreuses fois récompensé. Ainsi qu’un enregistrement du Concerto pour Violoncelle de Dutilleux, "Tout un Monde Lointain", avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Myung-Whun Chung (combiné au Concerto pour Violon  "L'Arbre des Songes" avec Renaud Capuçon) réalisé en présence du compositeur.

Truls Mørk vient de publier  les Suites pour violoncelle seul de Bach toujours chez Virgin Classics ; l’enregistrement est   « Choc de l’Année » du Monde de la Musique.

 2005

 http://www.trulsmork.com/

 

Petit trajet discographique :

http://www.virginclassics.com

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