
"Le Testament des Glaces"
Création images /son
Expédition d'Alain Hubert
Images d'Alain Hubert et Dixie Dansercoer
(Texte et photos Isabelle Françaix - Ferme du Biéreau, Louvain-La-Neuve, 7 octobre 2008 -)
Il est 19h30. A la Ferme du Biéreau, à Louvain-La-Neuve, c'est la répétition générale du Testament des Glaces : rencontre étrange de trois univers : la banquise, la musique, le cinéma.
Michel de Wouters et Jean-Paul Dessy rejoignent le désir ascétique d'Alain Hubert de « toucher du regard les montagnes originelles » avec l'humilité de celui que la violence inouïe des conditions polaires « remet à sa place dans son désir de dialogue avec la nature » (Alain Hubert). A partir des images de l'expédition arctique d'Alain Hubert que lui-même et son compagnon de voyages, Dixie Dansercoer, avaient filmées, Michel De Wouters invite à écouter, derrière le vacarme du blizzard et la tourmente des glaces qui se fissurent en hurlant, les déchirures d'un silence primordial. Nous voici projetés dans le temps, en quête d'un sens dérobé.
Pendant la répétition générale, rôdant autour des musiciens, plutôt que d'être assise face au grand écran, j'entre avec émotion dans de surprenantes rencontres. En multipliant les angles de vue pour saisir l'écran en même temps que les musiciens, je découvre d'étonnantes associations qui conduisent à de troublants questionnements...
Alain Hubert écrit :
« Y a-t-il un mot pour dire l'intensité des conditions et le frêle de l'émerveillement, l'intensité de l'émerveillement et la fragilité des conditions ? Le silence peut-être ou un regard. »
Dans une humanité qui, sacrifiant la nature, nous expose au chaos, la musique a-t-elle une vocation ? Le chant des hommes est-il enchantement ou désenchantement ? Peut-il résonner à l'intime de soi avec « le silence peut-être ou un regard », renouer avec l'en deçà des mots qui tient l'âme en éveil ?
Voyage en images...















