
Quelques étapes de la facture d'un violon
Dossier et photos réalisés par Isabelle Françaix et Noël Godts

"Un point dans le cercle
Et qui se place dans le carré et le triangle.
Connais-tu le point ? Tout est pour le mieux.
Ne le connais-tu pas ? Tout est vain."
Devise inscrite dans une boîte à outils ouverte sur l'un des établis d'Antoni Jassogne.

Quelques lames, taillées par Antoni lui-même, pour polir et repolir le bois en douceur, avec finesse et légèreté...
Un coussin pour y déposer le fond, la table d'harmonie, le cadre du violon...


Ici, la partie la plus fine de la tête (ou volute) a été déplacée ; légèrement plus basse qu'à l'accoutumée, elle donne à la volute une expression presque animale. Mi escargot, mi bélier...
L'extrémité des C, que l'on appelle les "coins", est l'objet d'un travail de haute précision : la jointure des éclisses n'est pas simplement collée mais emboîtée. Certains musiciens demandent parfois à Antoni pourquoi il se donne autant de peine alors que ce travail de finition n'est pas visible. Celui-ci se raidit : "Peu importe qu'il ne soit pas visible ; je sais qu'il est là."
De même l'encastrement des filets demande une semaine, afin de préserver l'intégrité du bois de tout éclat.
" Il faut, pour chaque violon, prendre soin de trouver la note profonde. Celle que révèle lentement le bois dans lequel il est taillé. C'est seulement quand on l'a trouvée que s'affirme l'identité de l'instrument. Un bon luthier doit l'entendre, et la respecter."
A présent, une visite à l'étage, dans la Salle d'exposition des violons terminés, est plus qu'urgente ! >>>> ICI !
Retour à l'introduction des Arcanes de la lutherie