
L'atelier d'Antoni Jassogne
Dossier et photos réalisés par Isabelle Françaix et Noël Godts
Un apparent pêle-mêle pour le néophyte, un ordre rigoureux, un soin amoureux pour qui sait reconnaître le travail de patience et d'inventivité de l'artisan luthier.
La lumière est économe ; elle vient de la rue et de quelques lampes qui éclairent directement le plan de travail des établis. "Je pourrais même travailler à la bougie ; sa lueur me permettrait de mieux discerner les aspérités et les mouvements du bois. Elle n'éblouit pas mais elle souligne les ombres les plus fines, et invite à polir le bois délicatement, avec une plus grande précision." Tout ici respire le calme et la concentration.
Pour le visiteur, la visite est déroutante : violoncelles à restaurer en rang d'oignons, violons suspendus qui attendent le regard du maître, équerre ici, volute là, forme prête à l'emploi... L'espace est exigu mais habité avec densité.
Outils essentiels, à portée de main...

Tandis qu'un rétroviseur avertit Antoni, lorsqu'il quitte son établi, de la présence à la vitrine, des curieux, des mélomanes ou des musiciens...
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