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2001 : L'année VERDI |
(un clic sur les images vous emmène dans l'univers verdien)
Le 27 janvier 1901 disparaissait à 88 ans le patriarche de l'Italie, l'âme chantante de la révolte contre les Autrichiens, le poète fougueux des cœurs blessés, gloire de l'opéra et idôle du peuple. Il fut enterré "sans chant ni musique" selon ses vœux, le 30 janvier 1901 à huit heures et demie du matin auprès de sa femme, la cantatrice Giuseppina Strepponi. Le gouvernement italien, après avoir respecté ses dernières volontés, décida pourtant de lui rendre hommage en transportant sa dépouille et celle de son épouse, le 27 février suivant, dans la crypte de la maison de repos pour musiciens qu'il avait fondée. Plus de 300 000 personnes suivirent le cortège, précédés de 900 choristes ainsi que de l'Orchestre de la Scala de Milan dirigé par Toscanini sur l'émouvant hymne à la liberté de Nabucco : "Va pensiero" !
Biographie : Verdi, la voix de l'Italie
Replaçons Verdi au cœur même de son époque : dans l'Italie du XIXème siècle, l'opéra était un art vivant, inscrit dans les revendications d'un peuple, ses rêves de liberté, son patriotisme et ses passions. On attendait chaque spectacle comme un événement, on désirait s'y reconnaître et la censure elle-même n'hésitait pas à réprimer les allusions politiques trop avancées. Car c'est alors que se fomentèrent les insurrections du Resorgimento pour que naisse l'Italie indépendante. Dans ce contexte vivifiant, Verdi a exalté les idéaux de son peuple tout en pliant la mélodie aux flexions de la phrase et à l'expressivité d'un texte : sans concessions, musique et dramaturgie devaient, de pair, enflammer la scène. Symbolisme, certes, ou (ré)invention sur scène de la vérité. Ne se déclare-t-il pas, en 1876 dans une lettre à Clarina Maffei, son amie depuis Nabucco, "réaliste par intention, par calcul". On connaît son célèbre credo, extrait de cette même lettre : "Copier le vrai, ce peut être bien mais inventer le vrai, c'est mieux encore". Cette vision moderniste, que certains accusèrent de "tentation wagnériste", s'affranchit cependant de l'intellectualisme du compositeur allemand, et suit plus vraisemblablement un tempérament bouillonnant, instinctif et impulsif, soutenu par l'idéal permanent de trouver une âme noble dans la souffrance.
Réédition chez EMI Classics
Aujourd'hui, l'hommage au compositeur se teinte de nostalgie : on soupire après le faste et la frénésie d'un siècle inspiré, mais il affirme aussi le respect et l'admiration des mélomanes : les airs verdiens demandent une technique vocale assurée autant qu'une puissance dramatique affirmée. Les festivités convient les jeunes ténors, barytons et divas en vogue à rivaliser avec les Cristoff, Domingo, Carreras, Callas, Cotrubas, etc...
Les Nouveautés Verdi au disque, voix, opéra, musique sacrée
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