Les héroïnes wagnériennes
" L'érotique ne fut jamais en (Wagner) qu'une forme de son talent." (Wagner, Histoire d'un artiste, de Guy de Pourtalès, Gallimard, 1932)
Les femmes de la vie de Wagner selon Guy de Pourtalès qui en dénombre 7 ou 8 ayant réellement compté en 70 ans... En omettant ses soeurs. Inspiratrices, collaboratrices, présences nécessaires à la création.
" Judith* n'a certainement pas atteint Wagner dans ses profondeurs ; toutefois elle a déterminé en lui un courant poétique, une dernière montée de sève (...) L'érotique de Wagner a certainement trouvé en elle ses suprêmes élans.
" Jenny Raymann les avait éveillés un demi siècle plus tôt. Minna Planner lui fournit ensuite ses premières précisions, le révéla à lui-même, lui imposa les tourments qui l'aidèrent à devenir celui qu'il devait être. Jessie Laussot fut une erreur, mais féconde et qui trempa son âme de mysticisme. Mathilde Wesendonk** enfin, le conduisit au point culminant de sa vie, à sa vraie gloire d'homme. Les maîtresses qui suivirent celles-là ne pouvaient guère compter : Mathilde Maier, Frédérique, la petite gouvernante viennoise ne furent que des amies ou des passantes. Elles préparèrent les voies de Cosima, la mère de ses enfants, presque sa mère à lui, sa protectrice, sa collaboratrice, sa force. Et pour finir, Judith. " (Wagner, Histoire d'un artiste, de Guy de Pourtalès, Gallimard, 1932 -p392)
* NDLR : Judith Gautier, la fille de Théophile Gautier, inspira la Kundry de Parsifal. Elle excita son imagination amoureuse sans qu'il ne quitte jamais Cosima.
** NDLR : Mathilde Wesendonk inspira à Wagner son Isolde et surtout cette histoire d'amour impossible avec Tristan. N'oublions pas qu'elle écrivit les 5 poèmes dont le compositeur tira cinq lieder comme un avant -goût de son Tristan et Isolde...